Les abattages de vaches allaitantes reculent de 1,8 % sur les onze premiers mois de l'année. Ceux de réformes laitières se replient de 5,4 %. La hausse du prix du lait a incité les éleveurs à garder davantage de vaches en production.

- Les abattages de bovins ont reculé en France et en Europe sur les neuf premiers mois de l'année 2022.

Un soutien aux prix

L’offre globalement limitée en France et en Europe a soutenu les prix des bovins tout au long de l'année, malgré une demande affectée par l’inflation. Entre le 1er janvier et le 20 novembre 2022, le cours des vaches allaitantes de type R a gagné 1 euro pour s'établir à 5,30 euro par kilo de carcasse en semaine 46.

La cotation des vaches O dépasse aussi la barre des 5 euros par kilo de carcasse. Ces revalorisations sont les bienvenues au regard de la forte hausse des coûts de production. En septembre 2022, l’Ipampa viande bovine s’établissait à 137,2 points, en progression de 20 % par rapport à 2021.

- La cotation des vaches R3 a dépassé la barre des 5 euros par kilo de carcasse.

En jeunes bovins, la raréfaction de l'offre a tiré les prix à des niveaux historiquement élevés, au-delà des 5 euros par kilo. En cumul de janvier à novembre, la cotation du jeune bovin R affiche une hausse de 27 % par rapport à 2021 et celle des U progresse de 24 %.

Du côté des veaux de boucherie, les intégrateurs restent prudents sur les mises en place pour garder les cours bien orientés. Lissés sur les neuf premiers mois 2022, les effectifs abattus ont chuté de 5,9 %.