Du big-bag aux bidons de produits phytos, une grande partie des déchets produits au sein d’une ferme se recyclent. Réunissant des organismes agricoles, des distributeurs de l’agrofourniture et des industriels, Adivalor simplifie et mutualise le recyclage. S’affichant « sans but lucratif », cette société privée permet à tout exploitant de les déposer gratuitement (une éco-contribution est payée lors de l’achat des produits par l’exploitant) chez 1300 opérateurs, dont 90 % sont des coopératives et négociants.

En 2018, 77 000 t de plastique et emballages usagés ont été recueillis. La liste des points de collecte est publiée sur adivalor.fr. Cette dernière se charge de la logistique vers les centres. Une attestation de remise des déchets, justifiant de leur élimination dans une filière agréée, est délivrée à l’exploitant. Elle peut être requise en cas de contrôle. La conditionnalité Pac oblige l’élimination régulière des emballages vides de produits phytosanitaires et des PPNU (produits phytosanitaires non utilisables). Pour éviter qu’ils soient refusés, plusieurs consignes de tri communiquées par Adivalor sont à respecter.

Les produits d’hygiène

Les emballages vides des produits d’hygiène utilisés en élevage laitier doivent être rincés, égouttés et conditionnés - bouchons à part - dans des sacs de 500 l fournis par Adivalor aux sites de collecte qui sont en charge de leur distribution.

Les produits phyto

Il est recommandé de rincer trois fois avec un tiers d’eau les bidons en plastique de moins de 25 l. Le liquide de rinçage sera directement versé dans la cuve du pulvérisateur. Une fois égouttés, les bidons de produits phytosanitaires seront placés dans les sacs de 500 l. Les bouchons seront stockés à part.

Les fûts en plastique ou en métal de 30 à 300 l seront refermés et nettoyés de l’extérieur. Le fond du fût sera versé dans le pulvérisateur.

Les sacs et boîtes en carton, papier ou plastique feront l’objet d’un tri à part des bidons de moins de 25 l.

Les big-bags et sacs

Une fois vidés dans l’épandeur d’engrais et les éventuelles agrafes métalliques enlevées, les big-bags et sacs d’engrais sont à plier, empiler et ficeler en fagots (par dix pour les big-bags et cinquante pour les sacs).

Les ficelles et filets

Les ficelles et filets doivent être stockés chacun de leur côté. Une fois secoués et débarrassés d’un maximum de paille ou de foin, ils seront rangés en bobine avant d’être déposés dans des sacs jaunes de 250 l, fournis par votre distributeur.

Les films d’élevage

Les bâches d’ensilage seront les plus propres possible. Il est conseillé de les dérouler entièrement et de les balayer pour retirer les corps étrangers (pierre, morceaux de bois) et le maximum d’ensilage, de terre et de sable. Ils peuvent ensuite être pliés et ficelées.

Les films d’enrubannage seront secoués pour retirer les restes de fourrage. Ils seront mis en boule ou stockés­ dans des sacs jaunes de 250 l.

Alexis Marcotte

Témoin
« Quatre collectes dans le département » Rubin, chargé de mission en économie circulaire à la chambre d’agriculture des Pays de la Loire

« Dans le Maine-et-Loire, quatre collectes sont organisées par an. Deux concernent les emballages vides, bidons, big-bags et sacs. Deux autres recueillent les films, ficelles et filets. Même si le taux peut toujours être amélioré, les chiffres nationaux de la filière (1) montrent que la profession agricole est exemplaire en la matière, par rapport au traitement des déchets ménagers notamment. L’autre enjeu pour demain sera de réduire au maximum la consommation de plastique. »

(1) Le taux de collecte variait de 30 à 87 % en 2018 en fonction du type de déchet, selon Adivalor. Le taux de collecte global est de 70 %. Près de 90 % des plastiques récoltés sont recyclés.