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Surveiller les vols d’héliothis sur pois chiche

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Lutte - Surveiller les vols d’héliothis sur pois chiche
D’abord peu visibles, les larves plus âgées mesurent de 3 à 4 cm, et sont de couleur variable, de jaune à verte. © Terres Inovia - C. Allemann

Une protection efficace contre les larves de ce papillon ravageur nécessite de le détecter en amont.

Des pics de vols d’héliothis, ou noctuelle de la tomate, ont été observés dans le Sud-Est et le Sud-Ouest, dans des parcelles de pois chiches, alerte Terres Inovia. « L’apparition des gousses et des premières graines est le signal du début de la période de risque, pendant le remplissage, explique Quentin Lambert, de Terres Inovia. Les larves percent les gousses pour s’alimenter des grains en formation. Elles peuvent être très préjudiciables à la culture. » Le suivi de l’héliothis se fait par piégeage des papillons mâles. « Le stade doit aussi être pris en compte, précise-t-il. C’est lorsque les gousses sont formées que les dégâts potentiels seront les plus élevés. »

Privilégier le biocontrôle

Des produits de biocontrôle ont montré leur efficacité pour lutter contre le ravageur, « comme Dipel DF et Helicovex », indique Quentin Lambert. La protection de la culture reste possible avec des pyréthrinoïdes, mais ils doivent être évités lors des premières interventions. Les populations d’héliothis sont en effet généralement résistantes à cette famille chimique. « L’efficacité du passage sera décevante et il y a un risque d’accélérer la pression de sélection d’individus déjà résistants, ajoute le spécialiste. Plusieurs vols successifs sont cependant possibles, et le coût du biocontrôle reste plus élevé que celui des pyréthrinoïdes. Ils peuvent être utilisés dans un second temps. »

Justine Papin

Un bioagresseur imprévisible

Outre le pois chiche, l’héliothis s’attaque à de nombreuses espèces (soja, sorgho, melon, tomate...). « Les vols ne sont pas réguliers et sont difficiles à anticiper, explique Quentin Lambert. Il est impossible de prévoir sur quelle culture ils vont pondre. » Les températures élevées favorisent leur apparition et intensifient leur pression. Une vigilance est requise, en particulier dans le Sud.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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