«La capacité des installations de stockage à refroidir le blé tendre avec l’air extérieur non réfrigéré dépend des conditions météo », explique Amélie Tanguy, ingénieur Arvalis. Pour mieux appréhender cette notion, elle a construit des cartes représentant le nombre de cellules identiques qu’un ventilateur peut traiter successivement­, à partir d’un ensemble de données météo sur la période 1997-2017.

Cette spatialisation existe pour les trois paliers de refroidissement (20 °C, 12 °C, puis 5 °C) et quatre débits spécifiques (4, 8, 12 et 16 m3 d’air/h/m3 de grains) représentatifs des différentes situations en France. Le plus souvent, les installations à la ferme sont caractérisées par des débits spécifiques assez élevés (16 m3/h/m3, voire plus). « On peut retenir de cette étude que c’est le dernier palier qui conditionne le dimensionnement des installations, indique l’ingénieure. Par ailleurs, on note que les régions les plus favorables se situent au nord-est de la France, alors que les températures hivernales au sud et l’ouest sont tamponnées par la proximité de la mer. »

Travaux sur l’évolution du climat

« Des travaux sont en cours pour estimer l’évolution du potentiel de refroidissement sur la période 1978-2065. Le nombre d’heures où il est possible de ventiler les silos va probablement diminuer, au cours du XXIe siècle, de façon plus ou moins importante selon les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre », complète Amélie Tanguy.

Hélène Parisot

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