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Réussir son désherbage de féverole d’hiver

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r « En cas de soupçon de résistance des vulpins et ray-grass aux herbicides anti-graminées foliaires, il est possible d’applique © Terres Inovia

La féverole d’hiver est peu couvrante. Pour limiter le salissement des parcelles, un désherbage chimique, mécanique ou mixte est recommandé en prélevée.

Le désherbage en prélevée de la féverole d’hiver est incontournable pour limiter la croissance des adventices jusqu’à la couverture du sol par la culture. Il existe, en effet, peu de solutions contre les dicotylédones en postlevée. « Il faut intervenir au plus près du semis, sur sol frais et avec des graines bien enterrées afin d’éviter tout symptôme de phytotoxicité », indique Agathe Penant, ingénieure à Terres Inovia.

En complément du désherbage chimique en conventionnel, un passage de herse étrille ou de houe rotative est possible à ce stade (lire encadré ci-contre). Le désherbage de prélevée complète des mesures préventives, en amont. « L’idéal reste avant tout de commencer par un faux-semis, quand les conditions le permettent, afin de diminuer le stock des graines d’adventices dans le sol », ajoute la spécialiste. Si le désherbage a dû être retardé et que les féveroles ont germé mais ne sont pas levées, c’est-à-dire recouvertes par encore 2 cm de terre, il est possible d’appliquer Challenge 600 seul ou associé à Prowl 400/Baroud SC contre les dicots.

Le Corum est le seul produit de rattrapage disponible en postlevée pour les dicotylédones. « Il doit être appliqué sur des adventices jeunes (cotylédons à 2-3 feuilles), à des doses de 0,8 l/ha à 1,25 l/ha selon la pression adventice, toujours en association avec un adjuvant (Dash HC ou Actirob b) ou une huile végétale. Le coût varie de 54 à 85 €/ha selon la dose, précise Agathe Penant. Il présente une bonne efficacité sur fumeterres, chénopodes, crucifères dont les repousses de colza, coquelicots ainsi que matricaires. Mais il ne peut pas gérer toutes les adventices. »

Pas d’intervention à la levée

Du côté des graminées, l‘application d’un herbicide en prélevée peut se révéler insuffisante sur ray-grass, vulpins et folles avoines. « Le contrôle de ces adventices requerra un traitement spécifique anti-graminée à appliquer sur des jeunes plants, de 3 feuilles à début de tallage », complète l’ingénieure.

Si la levée est une phase très sensible, il est possible d’intervenir à nouveau mécaniquement à partir du stade 2 feuilles, et ce, jusqu’à la floraison. « Le risque de casse des tiges augmente néanmoins à partir du stade 7-8 feuilles. Il faut réagir lorsque les adventices sont jeunes, avec un faible système racinaire. » Le binage se prépare dès l’implantation, car il nécessite un écartement large, supérieur à 30 cm. « Et il lutte efficacement contre les dicotylédones et les graminées sur l’inter-rang », estime-t-elle.

Justine Papin

Combiner les techniques

« Le désherbage mixte de la féverole, complété par un ou deux passages de herse étrille ou de houe rotative entre 2 et 7 feuilles présente une bonne efficacité, informe Terres Inovia. En année climatique normale, cette efficacité est comparable à celle du désherbage chimique de prélevée seul à pleine dose. En année sèche, le désherbage mécanique compense bien l’efficacité moyenne du désherbage chimique de prélevée. Cette complémentarité chimique/mécanique permet d’être moins dépendant des conditions climatiques. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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