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Protéagineux : intervention très délicate contre la bruche

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Viser les adultes. Pour atteindre le bas des plantes, il est recommandé d’employer un volume d’eau suffisant (150-200 l/ha). © Nigel Cattlin/FLPA/Biosphoto

Une seule molécule est disponible pour une unique application en floraison.

La bruche nouvelle est arrivée. Or les larves, qui font leur cycle dans les graines de féverole comme de pois, ferment la porte au débouché alimentation humaine. Selon les contrats, il faut en effet au maximum 1 à 3 % de grains bruchés.

Jeunes gousses de 2 cm

La surveillance débute au stade jeunes gousses mesurant au moins 2 cm et se termine à la fin floraison + 10 jours. Pour déclencher le traitement, il faut cumuler ce seuil de sensibilité et des conditions propices à l’activité de ponte, à des températures supérieures ou égales à 20 °C, durant deux jours consécutifs.

Les larves ne pouvant être atteintes, la lutte vise uniquement les adultes. Elle s’est complexifiée avec le retrait d’usage de substances actives (cyfluthrine et bifenthrine), et le réexamen de conditions d’emploi de certains insecticides. Durant la période recommandée, il n’est désormais possible de réaliser qu’une seule application de lambda-cyhalothrine. Effectivement, seule cette matière active insecticide est autorisée car elle dispose d’une mention « abeilles en cours de floraison ».

Le traitement devra être réalisé en dehors de la présence d’abeilles : il faudra intervenir le soir en dehors des périodes de butinage. « Il est dorénavant plus compliqué d’atteindre le débouché alimentation humaine. Mais les conditions météorologiques de l’année étant défavorables à l’insecte actuellement, elles donnent plus de souplesse pour positionner l’unique traitement », relativise Terres Inovia.

Céline Fricotté

Pistes de recherche

Divers travaux sont menés, notamment sur la bruche de la féverole (Bruchus rufimarus). Le projet PeaMUST a, par exemple, identifié des cultivars de féveroles résistants.

Les chercheurs de l’Inra ont, quant à eux, trouvé deux mélanges olfactifs d’origine végétale pouvant être utilisés en biocontrôle qui pourraient être basés sur l’attraction ou la perturbation olfactive.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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