Les surfaces de pois semblent avoir profité de la baisse de celles des céréales d’hiver, et augmentent sensiblement dans l’ensemble des régions, particulièrement dans le Grand-Est. Ainsi, la superficie nationale fait un bond de plus de 52 000 hectares, à 228 000 ha, soit un record pour la décennie. Malheureusement, les rendements sont en chute libre partout et n’atteignent parfois pas les 20 q/ha.

Le rendement national plonge

Le rendement national (27,5 q/ha) abandonne 13 q/ha par rapport à 2019 : c’est l’une des plus mauvaises performances depuis dix ans. La production globale atteint 626 000 tonnes, contre 710 000 t en 2019.

Les féveroles subissent le même revers, avec un rendement moyen national d’environ 20 q/ha. La récolte (148 000 t) est en baisse de 16 %, malgré une augmentation des surfaces de 20 %. Ces dernières ont atteint 76 000 ha.

La baisse de production de pois, combinée à un faible stock de début de campagne, conduit à des disponibilités pour le marché en baisse de plus de 100 000 t. Ce qui n’est pas pour inciter les fabricants d’aliments du bétail à incorporer durablement le pois dans leurs formulations, malgré la hausse des cours des céréales.

Tandis que la production des États-Unis est annoncée en baisse de 25 %, à 0,8 Mt, la récolte canadienne reste stable, à 4,25 Mt, dont les trois quarts sont exportés. Le Canada demeure ainsi l’acteur principal et quasi unique sur le marché mondial du pois.