Avec une nuisibilité pouvant atteindre 70 à 100 % du rendement, Ascochyta rabiei est la principale maladie foliaire rencontrée sur pois chiche en France. Spécifique de cette culture, cette ascochytose peut être observée dès la levée et tout au long du cycle sur feuilles, tiges, gousses ou graines. Une forte humidité avec des températures autour de 20 °C sont des facteurs favorables à la contamination.

Une nuisibilité potentielle forte

Le pathogène peut se conserver sur les résidus de cultures comme sur les graines, avec une nuisibilité potentielle forte dans le temps et dans l’espace. Pour limiter son apparition, il faut d’abord enfouir les résidus et ensuite s’assurer que les semences sont saines. Terres Inovia conseille d’opter pour des certifiées. Il est, en outre, préférable de ne pas semer trop tôt le pois chiche. « Côté traitements de semences, des travaux sont en cours afin de trouver un substitut aux récents retraits », indique Quentin Lambert, de Terres Inovia. En végétation, on peut appliquer Amistar à 0,8 l dès les premiers symptômes, souvent autour de la floraison. Une association de triazoles, type Prosaro à 1 l, est aussi possible.

C. F.