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Soigner l’implantation

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Lupin d’hiver - Soigner l’implantation
Le lupin d’hiver doit être semé ni trop dense ni trop profond en remuant le moins possible le sol. © Agathe Penant

Semé de septembre à octobre selon les régions, le lupin d’hiver exige une bonne implantation, du fait de ses caractéristiques et d’une gamme limitée de solutions chimiques disponibles.

Le choix de la parcelle et la qualité de l’implantation sont deux critères importants de la culture : « Le lupin d’hiver ne supporte absolument pas le calcaire actif et n’apprécie pas les sols hydromorphes », précise Agathe Penant, de chez Terres Inovia. De plus, la parcelle doit être la plus propre possible car la culture présente un cycle long et est au début peu couvrante. « Les solutions chimiques disponibles pour le désherbage sont limitées. Néanmoins, la réhomologation, en mars 2021, du Cent 7 permettra d’intervenir un peu plus tard, juste avant la floraison », ajoute l’experte. Quant au désherbage mécanique, il aide à gérer certaines flores, en complément du chimique.

Assurer une levée rapide

Le semis doit être réalisé à faible profondeur (3 cm), en remuant le moins possible le sol afin d’assurer une levée rapide de la culture et la rendre moins attractive pour la mouche des semis. « Le travail du sol, ou du moins l’enlèvement d’un maximum de résidus de paille, reste le levier le plus efficace contre ce ravageur, en l’absence de traitement de semences insecticide », rappelle Agathe Penant. La densité de semis ne doit pas dépasser 30 grains/m2, vis-à-vis des risques de maladies de fin de cycle, en cas de mois de juin pluvieux.

Si la parcelle reçoit pour la première fois du lupin, il est conseillé d’apporter de l’inoculum (en mélange avec les semences) car le rhizobium spécifique à la culture n’est pas naturellement présent dans tous les sols.

Charlotte Salmon

Prévenir les attaques de limaces

Avec les pluies de cet été, le risque limaces est important à considérer, d’autant que la culture est attractive pour ce ravageur. « Les jeunes racines peuvent être déformées, compromettant la qualité de l’implantation et pouvant donner des plantes plus sensibles aux aléas », estime Agathe Penant. Il est conseillé de faire du piégeage et d’intervenir si besoin, de manière anticipée.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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