Après trois années de travaux, le génome du chêne pédonculé, Quercus robur, a été décrypté par un consortium national mené par l’Inra et le CEA (1).

Les scientifiques ont cherché à savoir si la longévité des arbres reposait sur des bases génétiques. Ainsi, son génome aura valeur de référence pour les autres espèces de chênes blancs, mais aussi pour des espèces plus éloignées comme les châtaigniers ou les hêtres.

Les travaux, publiés dans la revue Nature Plants le 18 juin 2018, révèlent plusieurs facettes de la longévité de cette espèce. L’une d’elle concerne la mise en place d’un arsenal de gènes de résistance particulièrement riche et diversifié permettant aux arbres de faire face tout au long de leur vie à leurs grands prédateurs (champignons pathogènes, oomycètes, insectes, bactéries et virus).

Par conséquent, le séquençage du génome du chêne permettrait d’étudier la régulation interne d’espèces très longévives, exposées à des événements extrêmes au cours de leur vie, ainsi qu’à de fortes variations climatiques annuelles.

Céline Fricotté

(1) Commissariat à l’énergie atomiqueet aux énergies alternatives.