Le phénomène de résistance des dicotylédones aux herbicides est relativement récent comparé à celle des graminées. L’adventice la plus concernée est le coquelicot, qui est pour l’instant résistant aux herbicides du groupe B (sulfonylurées, imidazolinones). Mais « l’Inra vient d’annoncer fin 2016 la mise en évidence dans les céréales de cas de résistance au groupe O (anti-auxiniques comme le 2,4-D et le MCPA) sur des échantillons collectés entre 2013 et 2015 », rapporte le Service régional de l’alimentation d’Île-de-France dans une note publiée fin janvier. Pour la matricaire et la stellaire, les cas restent encore marginaux. Même chose pour le séneçon, sauf dans les Côtes-d’Armor et en Ille-et-Vilaine, où la résistance a été disséminée d’un secteur à l’autre par les vents dominants. Deux résistances ont été détectées récemment, toujours aux herbicides du groupe B, qui « pourraient compliquer les stratégies de gestion des mauvaises herbes, notamment pour les variétés de tournesol tolérantes à l’imazamox (groupe B) si elles prenaient de l’ampleur. » Il s’agit du tournesol sauvage (deux cas dans la Vienne et en Haute-Garonne, dans des tournesols) ; et de l’ambroisie à feuille d’armoise dans du soja (un cas en Tarn-et-Garonne). I. E.