Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Désherbage : nouveaux conseils d’emploi du S-métolachlore

réservé aux abonnés

 - -->
Sur maïs grain ou ensilage, Syngenta recommande la postlevée précoce sur les parcelles à enjeu eau potentiellement sensible, avec 800 et 1 000 g de S-métolachlore/ha/an. © Watier Visuel

Pour préserver la qualité de l’eau, les firmes émettent de nouvelles recommandations au sujet de cette molécule, employée sur de nombreusescultures de printemps.

Anticipant les décisions possibles concernant le renouvellement des autorisations de produits à base de S-métolachlore au niveau européen, les firmes qui commercialisent les herbicides concernés recommandent, pour 2020, des conditions d’emploi plus restrictives que celles définies dans les AMM (autorisation de mise sur le marché). L’idée est de préserver la qualité de l’eau tout en continuant à se servir de façon durable de ces solutions. « Il s’agit d’une substance active essentielle pour le désherbage sur de nombreuses cultures telles que le maïs, le tournesol, le sorgho, le soja, la betterave, etc., souligne Syngenta (1).

Son large spectre d’efficacité et son mode d’action original font de S-métolachlore un allié majeur pour la gestion des résistances dans la rotation. » Sur les périmètres d’aires d’alimentation de captage prioritaire et les zones sensibles aux enjeux « eau prioritaire », il est conseillé de ne pas utiliser les spécialités à base de S-métolachlore. La firme recommande même de réaliser un diagnostic parcellaire afin de mieux cibler les parcelles concernées (lire l’encadré).

Ailleurs, sur les maïs grain, fourrage, doux ou production de semences, le tournesol, le millet, le moha, le soja et le sorgho…, la dose maximale appliquée ne devra pas dépasser 1 000 g/ha/an par parcelle. Arvalis-Institut du végétal précise, en outre, que sur maïs, cette dose maximale est actuellement de 1 921 g/ha/an.

« Sur maïs grain et ensilage, les passages de postlevée précoce sont préférables, complète Syngenta. Sinon, il faudra opter pour une application de prélevée localisée sur le rang. »

De plus, quelle que soit la culture, il conviendra d’employer des buses à injection d’air. En bordure des points et cours d’eau, un dispositif végétalisé permanent (DVP) de 5 mètres minimum devra être implanté. « Pour être efficace, ce dispositif doit être continu, dense et non traversé par des engins agricoles », spécifie la firme phytosanitaire.

Raisonner plus

Arvalis signale, pour sa part, que « bien que ces recommandations soient à l’initiative des entreprises et n’aient, à ce jour, aucune obligation légale, il n’en demeure pas moins vrai que la durabilité du désherbage du maïs, notamment la gestion des graminées en prélevée, doit passer par un raisonnement plus fin du choix des produits et de leurs doses d’emploi ». Néanmoins, l’Institut ajoute que sur les maïs à forte pression en graminées estivales, particulièrement sur des parcelles à teneur en matière organique élevée, il peut s’avérer nécessaire d’apporter des doses supérieures d’antigraminées racinaires du groupe K3, sans dépasser celles actuellement homologuées, en alternant les substances actives (S-métolachlore, dmta-P, pethoxamid) ou en les associant.

Céline Fricotté

(1) La firme commercialise Dual Gold Safeneur, Mercantor Gold, Camix, Elina, Aliseo Gold Safeneur et Calibra.

Un OAD pour mieux cibler les parcelles concernées

Syngenta propose Quali’Cible, un outil d’aide à la décision (OAD) gratuit, consultable sur ordinateur, tablette ou portable. Il a été développé pour les herbicides à base de prosulfocarbe mais ses fonctionnalités ont été élargies aux spécialités comprenant du S-métolachlore. Il rend ainsi disponible une carte digitale interactive des parcelles agricoles et permet de situer celles à « enjeu eau prioritaire ». « En cliquant sur la parcelle de son choix, une obligation ou une recommandation d’utilisation apparaît à l’écran », précise l’entreprise.

Votre analyse quotidienne du marché - Oléagineux

Le colza tutoie les 620 euros la tonne

Les prix du colza terminaient la semaine sur un nouveau record, vendredi 24 septembre 2021, sur le marché européen, passant même brièvement la barre des 620 euros la tonne dans un marché où l’offre peine à suivre la demande.
Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !