Après de bons résultats obtenus en blé avec des couverts semi-permanents (CSP) de légumineuses, semés dans le colza et correctement régulés dans le blé, Arvalis-Institut du végétal livre les conclusions des premières tentatives avec l’orge de printemps. En terre de craie, deux couverts (lotier et trèfle blanc) ont été détruits après le blé de colza, soit en entrée hiver (décembre), soit en sortie d’hiver (février). L’orge a ensuite été semée dans le couvert mort.

Destruction en entrée d’hiver

« En sortie d’hiver, dans le premier horizon du sol, on observe 30 kg d’azote par hectare en plus pour une destruction en entrée d’hiver par rapport à celle en sortie d’hiver, car le couvert a déjà commencé à se décomposer, rendant une partie de l’azote disponible pour la culture suivante », note Arvalis.

À la récolte, l’effet des CSP est positif sur le rendement (avec un léger plus pour le lotier), et ce d’autant plus que la destruction est précoce : 9 à 12 q/ha avec destruction en entrée d’hiver, contre 5 à 7 q/ha pour une destruction en sortie d’hiver. L’effet sur la teneur en protéines est, en revanche, contenu : + 0,3 à 0,5 point.

Luzerne à éviter

Dans un second essai, avec de la luzerne en limon argileux, le rendement de l’orge a été très fortement pénalisé (- 17 à 22 q/ha). La luzerne est, en effet, trop concurrentielle. De plus, elle n’a pas été détruite avant l’orge, mais seulement régulée et pas suffisamment.

La réussite de l’orge de printemps sous CSP est donc conditionnée à la bonne maîtrise du couvert, qui passe par une destruction plutôt à l’automne qu’en sortie d’hiver.

Chantal Urvoy

Votre analyse quotidienne du marché - Céréales

Le blé repart à la hausse

Les cours du blé repartaient à la hausse le 23 mai 2022 après des corrections techniques la semaine dernière. Même chose pour le maïs.