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Pistes de lutte au champ

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Bruche de la lentille - Pistes de lutte au champ
Généralement, les opérateurs attendent un taux de grain bruché inférieur à 1 %. © Jérôme Chabanne

Terres Inovia travaille à l’élaboration de nouveaux moyens de lutte contre cet insecte, pour l’heure limités à certains leviers au stockage, insuffisamment efficaces.

La nuisibilité de la bruche de la lentille n’est pas nouvelle, mais elle augmente fortement depuis près de cinq ans. « Cela devient une problématique très prégnante pour l’ensemble de la filière à l’échelle nationale », estime Gwénola Riquet, ingénieure chez Terres Inovia. Aujourd’hui, aucune solution en végétation n’est homologuée, autant du côté conventionnel que du côté biologique. « La gestion se fait uniquement par le stockage, ce qui n’est pas suffisant », juge-t-elle. La spécialiste détaille les pistes de recherche pour la gestion au champ de cet insecte.

Cultures associées

« Terres Inovia a testé en 2019, sur une plateforme en Bourgogne-Franche-Comté, plusieurs associations culturales avec des pois, des pois chiches, de la cameline, et un mélange de fenouil, aneth et coriandre, indique-t-elle. Les premiers résultats, qui sont prospectifs, suggèrent un impact positif de l’association par rapport à une culture pure, particulièrement avec la cameline et le pois chiche. » De nouvelles expérimentations ont lieu cette année.

Par ailleurs, un projet est en cours sur le levier variétal. Son objectif est de caractériser une collection de variétés venant des quatre coins du monde, ce qui facilitera ensuite l’obtention de variétés bénéficiant de résistance partielle ou totale.

D’autres pistes sont à l’étude, comme l’évaluation de substances actives, ou les recherches, encore aux balbutiements, sur des kairomones (substances qui déclenchent des réponses comportementales).

Hélène Parisot

Le stockage, levier central

« La gestion au stockage est aujourd’hui insuffisante, mais plus on arrivera a se coordonner, plus on réduira les recolonisations et la pression en n + 1 », assure Gwénola Riquet. Elle rappelle les bonnes pratiques : destruction des déchets issus du tri, et gestion des lots dès la récolte (via congélation ou anoxie, par exemple).

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