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Blé : limiter le ray-grass

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Agronomie.. © KuG

Moins le sol est travaillé au semis, moins les mauvaises herbes lèvent.

Dans les parcelles infestées de ray-grass, la réussite du désherbage passe par la réduction de la densité d’adventices avant le passage du produit. « Il ne faut pas attendre d’avoir les mêmes problèmes de résistance avec les herbicides racinaires pour agir », insiste Pascale Métais, d’Arvalis. Des essais réalisés par l’institut technique dans l’Eure en 2014 et 2015 ont démontré qu’une préparation fine au moment du semis de blé favorisait les levées de ray-grass dans la culture.

Aération du sol

En effet, « la préparation du lit de semence aère le sol, ce qui stimule la germination du ray-grass et crée une structure favorable aux levées », note Arvalis. Mieux vaut donc éviter de bouleverser le sol lors de l’implantation, si l’on veut réduire l’apparition d’adventices.

L’institut a comparé le nombre de ray-grass par m² en sortie d’hiver selon la technique de semis : semoir à disques seul, ou combiné à un outil de préparation du sol (déchaumeur à disque indépendant ou herse rotative), et le type de faux semis réalisé : travail profond seul, ou travail profond + travail superficiel affiné. Dans les zones non désherbées, quel que soit le type de faux semis effectué, « l’utilisation d’un semoir à disques seul a permis de diminuer les levées de ray-grass en sortie d’hiver de 40 % en 2014, et de 67 % en 2015 », chiffre Pascale Métais.

Toutefois, le fait de désherber les parcelles à l’automne gomme ces différences de densités selon les types de semoirs utilisés. L’efficacité des herbicides racinaires est plus réduite après un semis sans reprise du lit de semence, bien qu’il y ait eu un déchaumage auparavant. Ceci peut être dû à la présence de mottes (pendiméthaline, par exemple), ou de résidus de culture (flufénacet, urées substituées). Autre hypothèse d’Arvalis : le travail du sol lors du semis provoque des levées plus groupées, donc plus faciles à contrôler chimiquement.

Isabelle Escoffier
Phytotoxicité

« En semis direct, l’implantation du blé est moins bonne », note Arvalis. Il y a davantage de phytotoxicité liée aux herbicides, car le semis est moins régulier, les grains de blé peuvent être restés en surface dans les passages de roue.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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