"Il y aura un avant et un après été 2022. La nature ne nous donne pas le choix", insiste Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, dans une interview au quotidien Le Parisien (article payant), parue le 25 janvier 2023. Pour lui, il est possible d'agir, "dans le cadre de la planification écologique [...] en améliorant la quantité et la qualité de l'eau disponible et la gestion des crises."

Le premier objectif est de "diminuer d'un peu plus de 10 % le volume d'eau prélevée dans nos sous-sols d'ici à la fin du quinquennat. Soit une baisse de 4 milliards de mètres cubes sur un total de 33 captés chaque année."

En fonction des territoires

Questionné sur les méga bassines, il répond que, "la meilleure des retenues d'eau, c'est la nappe phréatique, naturelle et sans effet d'évaporation." Mais de nuancer : "La question des bassines dépend des territoires : quand on prélève sans se poser de questions, c'est un problème, quand on cherche à maintenir une capacité à nourrir des animaux, cela peut avoir une vertu".

Si le ministre de la Transition écologique demande aux agriculteurs d'être sobres, il convient qu'il "n'y a pas d'agriculture sans eau et il serait hypocrite de fixer trop de restrictions à l'agriculture française, ce qui nous pousserait à importer".

EcoWatt de l'eau

Parmi les pistes pour réduire les prélèvements d'eau, il évoque la création « d'une forme d'EcoWatt de l'eau ». À l'instar du mécanisme testé depuis cet hiver pour prévenir les coupures d'électricité, « on trouvera l'état des tensions dans le secteur où l'on se trouve et des conseils simples car beaucoup de Français sont prêts à agir ».