La production céréalière attendue a diminué de 7,2 millions de tonnes en décembre 2022 et atteint désormais 2 756 millions de tonnes. Cette diminution constitue une chute de 2 % , soit de 57 millions de tonnes par rapport à l'année précédente selon les prévisions de la FAO publiées dans un bulletin le 2 décembre 2022. Cette réduction concerne principalement la culture de maïs, mais ausside blé "dans une moindre mesure".

Une production de blé à un niveau record

La production mondiale de céréales secondaires est revue à la baisse de 5 millions de tonnes et est prévue à 1 462 millions de tonnes en 2022. Elle recule donc de 3,1 % depuis 2021. Cette révision est attribuée au contexte de guerre en Ukraine qui rend "les opérations après récolte extrêmement coûteuses". Les récoltes en Serbie sont également moins importantes en raison de la sécheresse qui a impacté les rendements.

La production mondiale de blé prévue en 2022 devrait "atteindre un niveau record" de 781,2 millions de tonnes, malgré une baisse de 2,7 millions de tonnes en décembre. Cette diminution s'explique par la période de sécheresse observée en Argentine. Toutefois, les rendements de blé prévus pour le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, l’Irlande du Nord et le Kazakhstan devraient compenser ses pertes.

Des semis contrastés

Alors que les semis de blé d'hiver ont lieu dans l'hémisphère Nord, la question desintrants et de ses prix inquiète. L'Ukraine traverse une pénurie en raison de la guerre qui "continue de limiter l’accès aux champs et provoque de graves pénuries d’intrants", observe la FAO. Du côté des États-Unis, la sécheresse affecte les trois quarts de la culture de blé et certaines régions de l'Union européenne nécessitent plus de précipitations. La Russie voit ses "superficies de blé d’hiver [...] diminuer par rapport à l’année dernière et descendre à niveau proche de la moyenne". Au Pakistan, les semis sont enrayés par les fortes inondations ayant eu lieu au cours de l'été 2022.

Quant aux cultures secondaires semées dans l'hémisphère Sud, le Brésil bénéficie de prix intérieurs et de conditions climatiques favorables entraînant une superficie de maïs plantée "record". En Afrique du Sud, la FAO prévoit une légère baisse de la superficie semée en culture de maïs. Néanmoins, celle-ci devrait rester au-dessus de la moyenne et sera accompagnée de conditions climatiques favorables.