La baisse des stocks de pommes par rapport à décembre 2017, « s’inscrit dans un contexte de baisse de production », décrit le ministère de l’Agriculture dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 22 janvier 2019. La récolte était inférieure de 4 % à celle de 2017, et 10 % en dessous de sa moyenne quinquennale 2013-2017.

Début de campagne difficile pour la pomme

« Sur les quatre premiers mois de la campagne, le marché s’est montré peu actif, tant au niveau national qu’à l’exportation. Les prix moyens de la pomme sur les cinq premiers mois de la campagne de 2018-2019, d’août à décembre, se situent au-dessus des cours moyens 2013-2017, conséquence du recul de la production. Toutefois, les cours sont plutôt orientés à la baisse d’un mois sur l’autre. »

 

Au début de la campagne, les températures élevées ont freiné la consommation de pommes, au profit des fruits d’été. Puis, à la fin de l’année, les mouvements sociaux ont ralenti les transports des produits ainsi que la consommation des fruits. En octobre 2018, seules les activités promotionnelles, de mise en avant ou de conditionnement de pommes en sachets ont soutenu les ventes en France.

 

« L’écoulement de la gala à l’exportation a été concurrencé par les productions de l’Allemagne, de la Pologne, des Pays-Bas et de l’Italie, souligne le ministère. Les exportations vers l’Union européenne, de juillet à novembre 2018, chuteraient sur un an, se situant 36 % au-dessous de la moyenne de 2013 à 2017. Les exportations poursuivraient leur baisse vers les pays tiers. »

Davantage de poires d’automne en stock

Comment expliquer que les stocks de poires soient supérieurs de 19 % à ceux de 2017 ? Par des stocks plus élevés en variétés d’automne en 2018 qu’en 2017, répond le ministère. « La commercialisation des poires William’s, dont la production a été en nette hausse, s’est étirée jusqu’en novembre et a contribué à retarder la commercialisation des poires d’automne. »

 

Sur le terrain commercial, les prix la poire sont orientés à la baisse depuis septembre. Ils restent toutefois au-dessus de leur moyenne de 2013 à 2017. « Sur les cinq premiers mois de campagne, de juillet à novembre, les volumes exportés sont divisés par deux sur un an, conséquence de la faible récolte en poires françaises Guyot et d’un marché européen moins demandeur. »

 

Au niveau européen, Prognosfruit table sur une récolte de 2018 légèrement supérieure à celle de 2017, de 4 %, mais dans sa moyenne quinquennale. « La production rebondirait aux Pays-Bas, deuxième pays européen producteur de poires (+21 % sur un an et +13 % comparé à la moyenne). La production européenne de la plupart des variétés cultivées en France serait inférieure à leur production moyenne 2013-2017, sauf en Conférence (+4 %). »