Compte tenu des conditions météo avec un mois de mai le plus chaud jamais observé en France, la pression de pucerons sur pommes de terre est déjà très élevée en ce début de campagne. Or les auxiliaires ont, en parallèle, mis beaucoup de temps à apparaître. De plus, Teppeki (flonicamide à 500 g/kg) n’est désormais plus autorisé pour la culture (excepté sur plants jusqu’en juillet 2023).

Bon profil

« Nous ne préconisons généralement pas d’appliquer des pyréthrinoïdes, seule famille d’insecticides encore réellement disponible pour venir à bout de ces ravageurs, souligne Anaïs Toursel, ingénieure régionale Hauts-de-France chez Arvalis. Ces produits ne sont pas sélectifs des auxiliaires et il existe également des résistances de certains pucerons vis-à-vis de cette famille insecticide. »

Dans ce contexte, la filière pommes de terre a donc demandé, et obtenu, une dérogation pour le produit Movento (100 g/l de spirotétramate). Celui-ci pourra être appliqué au maximum quatre fois, à sept jours d’intervalle, à 0,75 l/ha et ce jusqu’au 22 septembre.

« Movento dispose d’un bon profil vis-à-vis des auxiliaires et d’une efficacité satisfaisante, quel que soit le type de pucerons visés », ajoute la spécialiste.

Arvalis rappelle toutefois qu’il faudra avant toute chose déterminer si le seuil d’intervention est dépassé. Pour cela, deux méthodes de comptages existent. On les retrouve notamment dans les bulletins de santé des végétaux. C. Fricotté