L’état des céréales se dégrade à nouveau cette semaine comme le confirme FranceAgriMer dans son dernier rapport Céré’Obs concernant la semaine du 10 au 16 mai 2022.

Conditions de cultures dégradées

Conséquence de la sécheresse actuelle, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » ont diminué, passant en une semaine de 82 % à 73 % (79 % en 2021) pour le blé tendre.

 

Les parcelles en terres superficielles sont les plus touchées.

Poke @Fragritwittos et @SergeZaka la sécheresse est bien là.
Pas de pluie sur le sud du département de l'Indre depuis mi avril, les cultures sur les sols avec des réserves utiles faibles (ici 60 mm) sont déjà cuites. pic.twitter.com/5IXsFWxVmk

— Astrid CASSAZ (@AstridCassaz) May 17, 2022

Quand cela est possible, certains exploitants optent pour l’irrigation.

L'irrigation va permettre de sauver quelques parcelles on ne peut pas passer partout mais où on est passé et on repasse ça reste beau 2 eme passages blé pic.twitter.com/I5kIN9hcCW

— guigui (@Guiguiperdereau) May 20, 2022

 

Compte tenu des températures anormalement élevées pour un mois de mai, le stade de l’épiaison a évolué de 26 % à 60 % (27 % en 2021).

 

> À lire aussi : Près de 40 jours de températures au-dessus des normales (20/05/2022)

 

Les conditions de culture de l’orge d’hiver ont évolué quant à elles de 79 % à 71 % (75 % en 2021). En une semaine, le stade épiaison passe de 90 % à 98 % (81 % en 2021).

 

Certaines parcelles d’orge d’hiver virent au jaune.

Vu dans la plaine aujourd'hui ‍
Ça doit être de l'orge d'hiver pic.twitter.com/5XBgYKTavc

— Clément (@ClementGdre) May 17, 2022

Au 16 mai 2022, les conditions de culture du blé dur ont baissé de 77 % à 73 % (68 % en 2021). Quant au stade épiaison, il représentait en moyenne 81 % des parcelles contre 56 % une semaine plus tôt (75 % en 2021).

22 % des orges de printemps épiés

En ce qui concerne les conditions de culture de l’orge de printemps, elles ont évolué de 76 % à 69 % (84 % en 2021). Le stade 2 nœuds a évolué de 56 % à 91 % (49 % en 2021) et le stade épiaison évolue de 13 % à 22 % (10 % en 2021).

 

L’avancement des stades des orges de printemps a de quoi étonner.

Épiaison de cette orge de printemps au 19.05 : du jamais vu en 20 campagnes!
La génétique précoce de ce TGV @thalys_fr #KWSThalis sera-t-elle un avantage cette année?

Quel rendement pour #Ceuxquifontlorge @OlivierCOSTE2 ?
Quel calibrage pour #Ceuxquifontlemalt @ColinPetitlodi1 ? pic.twitter.com/nHoJznUiiu

— Emmanuel BONNIN (@BONNIN1402) May 19, 2022

 

Les conditions de culture bonnes à très bonnes du maïs grain ont évolué en l’espace d’une semaine de 95 % à 93 % (93 % en 2021).

 

Au 16 mai les semis de maïs étaient réalisés à 98 % (91 % la semaine précédente et 97 % en 2021).

 

Les derniers semis sont difficiles dans le sec.

On continue de semer les #maïs mais il faut aller profond pour mettre le grain dans le frais.. #secheresse #FrAgTw pic.twitter.com/U0KU287rcU

— C. Sablayrolles (@cedricows) May 18, 2022

Quant aux levées, elles sont par endroits attaquées par les corvidés.

13 jours après semis, il est bien là #maïs

Les corbeaux aussi !! pic.twitter.com/m1PqTiGE32

— JMS (@jmagri57) May 13, 2022

 

Alors que la levée était atteinte en moyenne à 88 % (69 % et 82 % en 2021), le stade 6-8 feuilles visibles était passé de 1 % à 12 % (5 % en 2021).

Pucerons favorisés

Ces conditions climatiques sont par ailleurs favorables à la prolifération des insectes sur de nombreuses cultures tels que les thrips ou les pucerons par exemple.

 

Terres Inovia signale ainsi la présence du puceron vert du prunier (Brachycaudus helichrysi) dans plusieurs régions. « ​​​​​​​Les températures chaudes de cette semaine sont favorables à leur multiplication ainsi qu’à celle des auxiliaires, précise toutefois l’institut. Il est donc important d’évaluer le risque à la parcelle, selon le taux de feuilles crispées. »