« Depuis le début de l’année 2021, les cours des engrais azotés sont en augmentation constante, et on observe ces derniers jours des prix multipliés par un facteur 2 à 3 par rapport à l’année dernière », souligne France Grandes Cultures (FGC) le 1er octobre 2021.

 

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Fermeture d’usines

La branche de la Coordination rurale (CR) « fait part de sa très grande inquiétude concernant le risque de pénurie d’engrais azotés pour les premières fertilisations du début d’année 2022 ». Ce risque est évoqué par des analystes du marché, comme Agritel.

 

FGC s’interroge sur la fermeture de certaines usines de fabrication d’engrais : « Assistons-nous à un mouvement spéculatif, où encore une fois, l’augmentation du prix du blé est l’occasion d’augmenter celui des engrais ? »

 

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Besoin de connaître la situation réelle

Le syndicat demande des garanties au ministre de l’Agriculture :

  • « Faire preuve de transparence sur les réelles capacités de production des usines françaises et européennes », et de celles des partenaires commerciaux ;
  • « Faire suspendre les taxes antidumping sur les engrais azotés, afin de limiter la hausse des coûts pour les agriculteurs européens ». Le Copa-cogeca a également appelé à revoir ces taxes ;
  • Faire intervenir l’État si cela est nécessaire « pour sécuriser la production nationale et les importations d’engrais azoté, et assurer la priorité logistique de cette ressource stratégique ».

 

« Les agriculteurs ont besoin de connaître au plus vite la situation réelle concernant les approvisionnements en engrais azoté, ainsi que les actions envisagées par l’État pour faire face à ce risque de pénurie s’il est avéré », estime France Grandes Cultures.