Si ce n’est pas trop tard, Arvalis conseille de s’appuyer sur la prélevée afin de désherber les pommes de terre. Il est nécessaire, alors, d’avoir connaissance des adventices présentes et du niveau d’infestation habituel.

Associer deux molécules

Sur une flore simple peu diversifiée de type renouées, chénopodes ou morelles et une faible infestation, il faudra associer deux molécules. Parmi les possibilités : Bastille à 2,5 kg/ha, Bismark CS à 2 l/ha, Tahoma à 1,2 l/ha, Toutatis Damtec à 2,4 kg/ha ou Metric à 1,25 l/ha. « Associer métobromuron + clomazone sera aussi efficace avec Proman à 2,5 l/ha + Centium 36 CS à 0,25 l/ha », ajoute l’institut.

Conditions météo

L’emploi de trois matières actives sera à réserver à une flore simple ou diversifiée et à une infestation moyenne. Arvalis propose Challenge 600 à 2 l/ha + Bismark CS à 1,8 l/ha ou Toutatis Damtec à 2,4 kg/ha + Sencoral SC à 0,3 l/ha voire Proman à 2,5 l/ha + Metric à 1,25 l/ha.

Sur une flore plus complexe (type fumeterre ou mercuriale, par exemple) et/ou une forte infestation, la combinaison de quatre molécules est plutôt recommandée. Par exemple : Defi/Roxy à 3 l/ha + Proman à 2 l/ha + Metric à 1,25 l/ha ou Bismark à 1,8 l/ha + Bastille à 1,5 kg/ha.

Arvalis précise que les herbicides de prélevée « n’ont pas une sélectivité de position vis-à-vis des pommes de terre ». Il ne faut donc pas tarder pour éviter l’apparition de phytotoxicité, l’idéal étant de passer sur buttes réappuyées, assez émiettées et légèrement humides.

S’il n’y a pas de pluies significatives prévues, le mieux sera de privilégier les mélanges à base de clomazone (Centium 36 CS), capable de se réactiver au retour de la pluie. C. F.