L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) indique dans un communiqué de presse datant du 9 septembre 2021 « se réjouir de l’engagement du président de la République, qui va prendre la présidence du Conseil des ministres européens le 1er janvier 2022, à porter “une initiative forte” de la France pour réduire la dépendance de l’agriculture européenne aux pesticides de synthèse. » Le 3 septembre 2021 devant le congrès mondial de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN) à Marseille, Emmanuel Macron avait annoncé son intention de « sortir des phytosanitaires » au niveau européen.

 

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Moindre dépendance aux pesticides

Parmi les alternatives possibles, l’association, qui regroupe 200 chercheurs et experts des biotechnologies végétales, souligne « l’intérêt de créer des plantes génétiquement résistantes aux maladies ou à des prédateurs et qui nécessitent moins de pesticides pour être protégées ».

 

« L’Union européenne et en particulier la France disposent d’une recherche publique et privée capable de créer ces variétés de semences à haute valeur ajoutée, à la fois productives et mieux adaptées à l’absence de traitement », estime l’AFBV.

Encore faut-il permettre aux chercheurs de l’Union européenne de chercher avec les outils du XXIe siècle.

 

Association française des biotechnologies végétales

« Nombreux sont les pays agricoles, hors Europe, qui se sont déjà engagés dans cette voie avec succès, ajoutent les chercheurs. Or actuellement la recherche européenne est dans l’incapacité politique d’utiliser ces nouveaux outils en Europe pour développer de nouvelles semences, faute d’une réglementation adaptée aux progrès de la science. »

Utiliser l’édition de gènes

Pour l’AFBV, « l’Europe agricole perdra sa souveraineté technologique et donc politique si elle ne crée pas les conditions réglementaires pour permettre à la recherche d’utiliser l’édition de gènes complétant ainsi la panoplie des outils de sélection végétale ».

 

Elle insiste : « Les biotechnologies végétales sont une chance pour limiter la décroissance agricole annoncée par la stratégie “Farm to fork”. »