Dans un communiqué publié le 22 novembre 2021, Terres Inovia a fait part d’une année 2021 exceptionnelle pour la culture de tournesol en France.

 

« Ces bons résultats sont liés à la conjonction de conditions de semis satisfaisantes qui ont permis des implantations de qualité (densité de levée et qualité d’enracinement) et d’une alimentation hydrique régulière, en particulier sur la période clé de la floraison », souligne l’institut. Le bilan sanitaire général est également bon, avec des maladies globalement peu présentes ou des attaques très localisées.

 

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Moyenne nationale proche de 30 q/ha

Terres Inovia estime ainsi un rendement moyenau niveau national proche de 30 q/ha (quintaux par hectare), dépassant le précédent record historique de 2017 (27,6 q/ha) ainsi que la moyenne de ces dix dernières années, à 22,8 q/ha. Au niveau des régions, les rendements s’échelonnent entre 26 et 30 q/ha dans le Sud-Ouest, autour de 30 q/ha dans le Poitou-Charentes, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Centre, et au-delà de 30 q/ha en Bourgogne-Franche-Comté.

 

« Ces résultats très positifs illustrent la capacité du tournesol à exprimer son potentiel lorsque les conditions sont pleinement favorables », précise l’institut.

Marges brutes en hausse

Grâce à ces évolutions des rendements, mais aussi des prix et des charges opérationnelles, les niveaux de marges brutes de 2021 « ont été significativement supérieurs à ceux de 2020 et des campagnes précédentes », souligne Terres Inovia.

 

« En prenant l’hypothèse d’un rendement de 30 q/ha, pour un prix de vente entre 450 €/t et 500 €/t, la marge brute du tournesol se situe respectivement entre 1 045 €/ha et 1 195 €/ha (charges opérationnelles de 305 €/ha) contre 500 €/ha en moyenne indicative décennale », poursuit l’institut.

Une culture aux nombreux atouts

Pour Terres Inovia, le tournesol promet de belles perspectives pour la campagne de 2022, grâce notamment à certaines de ses caractéristiques :

  • Des besoins limités en engrais azotés, ce qui permettra de limiter la hausse des charges de fertilisation, dans un contexte de prix élevés des engrais ;
  • Une grande capacité d’adaptation, lui permettant d’être « robuste quel que soit le scénario climatique » et de tolérer les contraintes hydriques estivales ;
  • Culture économe en intrants, elle « engage des charges opérationnelles, et donc une trésorerie, limitées ».

 

Terres Inovia rappelle enfin l’importance du choix variétal (précocités et dates de semis adaptées au territoire), afin de limiter les frais de séchage, dans le contexte de la hausse du prix de l’énergie.