Dans un communiqué paru le 27 octobre 2021, l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs) s’insurge contre les propos de fournisseurs de gaz alertant d’une possible rupture de livraison, demandant même aux agriculteurs de « prendre les dispositions nécessaires pour anticiper au mieux une rupture éventuelle d’approvisionnement, en limitant autant que faire se peut votre consommation de gaz et en reportant si possible le ramassage de votre maïs ».

Explosion du coût du séchage

« Non le maïs ne peut pas attendre », rétorque l’AGPM. Et de rappeler : « Récolter trop tard, c’est détériorer la qualité du grain avec des pertes de revenus inacceptables pour les maïsiculteurs déjà fortement pénalisés par l’explosion du coût du séchage. »

 

Pour le syndicat, « les conséquences seraient tout aussi dommageables pour l’ensemble des acteurs qui dépendent des approvisionnements en maïs : les éleveurs, les transformateurs qui ont besoin de grain de qualité que ce soit pour l’alimentation animale, l’alimentation humaine et les autres usages du grain de maïs (amidonnerie et éthanolerie en particulier) »

 

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Solidarité nécessaire

L’AGPM n’apprécie pas non plus les propos du « leader du propane en France », qui, selon elle, a affirmé que « l’afflux de commandes dû aux récentes hausses des prix du gaz, couplé au démarrage très soutenu de la campagne maïs… perturbent la chaîne logistique de l’ensemble du secteur… ».

 

« La souveraineté alimentaire de la France est devenue un objectif national : c’est l’affaire de tous. Elle doit donc passer par la solidarité et les efforts de tous les acteurs dont fait partie le secteur de l’approvisionnement en gaz », estime Daniel Peyraube, président de l’AGPM.

 

Interrogé, Daniel Peyraube explique que pour l’instant le Centre et l’est de la France sont les plus touchés par ces problèmes d’approvisionnement en gaz, car ils sont alimentés la plupart du temps avec du propane en cuve et non pas en gaz naturel de ville. « Nous sommes en train de faire un tour de tous les départements pour connaître la situation exacte, explique le président de l’AGPM. Il y a urgence. S’il y a des problèmes de chauffeurs, l’Etat est là pour en réquisitionner ! ».

 

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