. Elle s’est fixé plusieurs objectifs, dont celui de quantifier les aménités (plus-values) de la luzerne dans le système de culture.

 

Prouver la valeur ajoutée…

Plante peu gourmande en intrants, mellifère, fixatrice d’azote atmosphérique, pluriannuelle, donc intéressante pour lutter contre l’érosion, avec un système racinaire bénéfique pour la qualité de l’eau… « La luzerne répond aux objectifs des nouveaux modèles de production agroécologiques et des labels tels que la HVE ou la bio, explique Benoit Vachez, agriculteur et administrateur de Coop de France déshydratation. Il faut apporter la preuve de ces valeurs ajoutée. »

 

En collaboration avec un chercheur de l’Inrae, la filière a déjà réalisé une analyse de cycle de vie (ACV) de la culture. « Les résultats sont bluffants, assure-t-il. Une tonne de luzerne déshydratée produite stocke 400 kg de carbone. Cela représente quatre tonnes de CO2/ha de luzerne ».

… et en tirer une rémunération

L’objectif final : faire valoir ces éléments pour obtenir la rémunération des planteurs de luzerne via la nouvelle Pac. « On veut être porteurs de paiements pour services environnementaux (PSE), explique benoît Vachez. La filière pense qu’une rémunération à hauteur de 200 €/ha à 300 €/ha serait juste. »

 

Selon la filière, la luzerne pâtit d’une rentabilité un peu en deçà de certaines autres cultures et de la concurrence de produits d’importation. Elle plaide pour le maintien de l’aide découplée affectée à cette culture afin qu’elle reste attractive pour les producteurs.

 

La Coopération Agricole luzerne de France a présenté sa prospective « Luzerne 2026 » le 4 mars 2021 par visioconférence.
La Coopération Agricole luzerne de France a présenté sa prospective « Luzerne 2026 » le 4 mars 2021 par visioconférence.

Par ailleurs, Éric Masset, président de Luzerne de France, fait un appel aux pouvoirs publics : « On a besoin de financements, déclare-t-il. La luzerne est une plante orpheline, elle ne bénéficie par de toute la recherche variétale, ou agronomique. »