"En août 2022, pour le quatrième mois consécutif, les prix à la production de l’ensemble des produits agricoles ont décéléré. La hausse était de 22 %, après 24,3 % en juillet, 25,3 % en juin, 29 % en mai et 31 % en avril. Les prix sont toutefois restés élevés, supérieurs de 32,8 % aux prix moyens 2017-2021", résume Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire dans une note du 30 septembre 2022.

Les céréales en détente

Les marchés des céréales et des oléagineux se sont détendus avec la reprise des exportations en Mer noire et la crainte d’une récession mondiale, mais sont restés très élevés : la hausse était de 38,1 % sur un an, après 62,8 % en juillet et 81.8 % en juin pour le blé tendre.

Seuls les prix du maïs sont restés sous pression, " tirés par une production mondiale en retrait ", explique le ministère. Ils augmentaient en août de 54,2 % sur un an, après 53,4 % en juillet et 41,9 % en juin.

Dynamisme marqué pour les produits animaux

Les prix du bétail et des volailles ont continué de progresser. Globalement, leur hausse est restée soutenue, à des niveaux similaires aux mois précédents, tirée par une offre inférieure à la demande. Les cours des ovins sont eux aussi restés dynamiques malgré le redressement des abattages des ovins de réforme.

"Le prix du lait de vache a continué de s’apprécier, conséquence de disponibilités laitières réduites et de coûts de production croissants. Face à une offre réduite par l’influenza aviaire, les prix des œufs [étaient] très fermes", poursuit le ministère.

Fruits et légumes

En août, les cours de l’ensemble des fruits et légumes étaient supérieurs de 13 % à la moyenne quinquennale, mais baissaient sur un an "en raison du recul des prix des fruits d’automne."

Les cours des légumes ont augmenté à la fois sur un an, et par rapport à la moyenne 2017-2021, l’offre ayant été limitée par la sécheresse, dans un contexte de hausse des coûts de production et de manque de main-d’œuvre.