Le 5 avril 2022, à l’occasion de la journée de la filière organisée par Arvalis, Baptiste Soenen, chef du service agronomie, économie et environnement chez Arvalis, a comparé les émissions de gaz à effet de serre liée à la production d’orge en France à celles de ces principaux concurrents à l’échelle mondiale.

Valoriser l’empreinte carbone à l’international

Ainsi, l’empreinte carbone associée à la production d’une tonne d’orge brassicole sans irrigation est de (1) :

  • 0,38 tCO2eq (tonnes de CO2 équivalent) en France. Un résultat lié au niveau de productivité, « mais aussi de technicité et d’optimisation des intrants », a-t-il indiqué.
  • 0,40 tCO2eq au Canada. Selon lui, « ce pays est plus performant sur la consommation de carburant, mais moins sur l’azote ».
  • 0,66 tCO2eq en Australie (0,71 tCO2eq en irrigué, le gain de productivité apporté par l’irrigation est contrebalancé par les émissions liées à l’énergie utilisée, l’Australie ayant un mix énergétique fortement basé sur le charbon).
  • 3,13 tCO2eq en Argentine. Ce chiffre est principalement lié à l’effet « déforestation ».

 

Ces données vont êtres mises en avant par l’interprofession durant les séminaires de la promotion de l’exportation dans les prochains mois. « Cela fait partie des éléments de plus en plus attendus par les clients à l’exportation, a indiqué Maxime Costilhes, directeur général chez Intercéréales. C’est un vrai point positif pour la filière française, et il est temps que cela soit reconnu. »

Communiquer auprès du grand public

Par ailleurs, la filière des orges brassicoles a « un enjeu de communication très fort » auprès du grand public, a estimé Magali Filhue, déléguée générale de Brasseurs de France. Économie d’eau lors de la transformation, bilan carbone… « le consommateur est en attente de ces informations », a-t-elle estimé. Ses exigences environnementales sont, sur une tendance à long terme, de plus en plus forte.

 

« La malterie française a fait d’énormes progrès de réduction de consommation d’eau », a expliqué Marc Schmitt, de l’IFMB (Institut français des boissons, de la brasserie et de la malterie). S’il fallait plus de 10 m3 d’eau en 1970 pour produire une tonne de malt, il en fallait 3,4 m3 en 2020. « L’objectif est d’arriver à 2 m3 d’ici à 2030 », a-t-il indiqué.

(1) Chiffres calculés par Arvalis sur la base de données de la « Word data base ».