« Tout tourne autour de l’Ukraine et évolue au gré des tensions géopolitiques car ce sont deux pays qui exportent beaucoup de blé », a résumé Dewey Strickler d’Ag Watch Market Advisors. L’Ukraine est le septième producteur de blé au monde et le cinquième exportateur, tandis que la Russie occupe la première place au classement des volumes exportés.

 

À l’ONU, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a exhorté jeudi la Russie à « abandonner la voie de la guerre », en décrivant avec énormément de détails un scénario catastrophe d’une attaque imminente contre l’Ukraine. La Russie pour sa part a « expulsé » le numéro deux de l’ambassade des États-Unis à Moscou.

 

Cette vigueur du blé « a aussi apporté un peu de soutien aux cours du maïs et du soja », a souligné M. Strickler. Pour ces produits, selon l’analyste, l’impact du temps trop sec en Amérique du Sud « est moins important car la récolte a commencé, notamment dans le sud du Brésil où, pour le soja, elle est réalisée à 59 % ».

 

Le boisseau de blé (environ 27 kg) pour livraison en mars 2022 a bondi de 2,24 % à 7,9800 dollars contre 7,8050 dollars la veille.

 

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison le même mois a avancé de 0,46 % à 6,5000 dollars contre 6,4700 dollars à la précédente clôture.

 

Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en mars a grappillé 0,28 % à 15,9200 dollars contre 15,8750 dollars mercredi.