La Plateforme Glyphosate France (PGF), un regroupement de cinq entreprises commercialisant des produits phytosanitaires à base de glyphosate, a annoncé la publication d’un guide de bonnes pratiques : un engagement pour accompagner les agriculteurs à « faire moins et mieux dans leur utilisation de glyphosate », a-t-elle déclaré lors d’un point avec la presse le 16 février 2022.

 

L’objectif est une diffusion rapide et large, d’autant que « les premières utilisations de glyphosate vont se faire à la fin de ce mois en cultures pérennes et sur les préparations de semis de printemps », précise Quitterie Daire-Gonzalez, au nom de l’association.

 

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Baisse des usages à l’horizon de 2022-2023

À l’origine de ce guide, l’évaluation comparative réalisée par l’Anses (1), dont les résultats ont été publiés en 2020, et qui se sont traduits par des décisions de révision des autorisations de mise sur le marché. « Il y a donc nécessité à accompagner les agriculteurs, pour vérifier et faire appliquer ces mesures », estime Jérôme Pierrard, expert réglementaire pour PGF.

 

Du fait de ces révisions, la plateforme estime une baisse des usages totaux de glyphosate, en volume, de 31 % à l’horizon de 2022-2023. Le résultat obtenu de cette évaluation est par ailleurs jugé « acceptable » dans la mesure où « un certain nombre d’utilisations indispensables ont été préservées », ajoute Jérôme Pierrard.

Des solutions alternatives émergentes

Pour les situations d’impasse, la plateforme a souligné son engagement dans la recherche et le développement, pour « des solutions complémentaires ou alternatives au glyphosate ». Plusieurs domaines sont à l’étude, tels que l’agriculture de précision, la gestion des couverts d’interculture, le biocontrôle ou encore la phytopharmacie conventionnelle.

 

Des solutions commencent à émerger, comme l’acide pélargonique et les systèmes « see and spray ». « Aujourd’hui, ces solutions sont soit limitées dans leur efficacité, soit en phase de développement », signale Quitterie Daire-Gonzalez.

 

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(1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.