1. La Chine, premier client de l’orge et du blé tendre tricolore

    La Chine représente 90 % des exportations d’orge française. En orge, l’empire du Milieu s’approvisionne principalement en Ukraine et dans l’Union européenne. La France est le principal fournisseur dans l’Union, « avec 1,6 million de tonnes exportées sur un total de 2,1 millions de tonnes exportées par l’UE », a indiqué Marc Zribi, chef de l’unité des grains et du sucre de FranceAgriMer.

    La Chine est également le premier acheteur de blé tendre français (19 % des achats), avec 1,614 million de tonnes, soit en hausse de 3 % comparativement à la campagne de 2020-2021.

    Cependant, des perspectives s’ouvrent pour la Russie, qui peut désormais exporter du blé de toutes ses régions vers la Chine (contre seulement sept auparavant). Cette situation « pourrait entraîner des pertes de parts de marché pour les origines européennes et ukrainiennes », signale FranceAgriMer.

  2. Le blé français, victime des tensions franco-algériennes

    Si l’Algérie reste le deuxième acheteur de blé français (14 % des achats), les exportations vers cette destination historique sont « en standby » en raison des tensions diplomatiques entre les deux pays, souligne Marc Zribi.

    FranceAgriMer a révisé le bilan français en conséquence : la prévision des exportations vers les pays tiers est abaissée de 100 000 tonnes d’un mois sur l’autre, à 8,9 millions de tonnes. À noter que celle à destination de l’Union européenne a en revanche été rehaussée de 45 000 tonnes à 7,76 millions de tonnes (forte progression vers la Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne.)

    L’origine française a été écartée par deux fois des appels d’offres de l’Algérie. « Un nouvel appel d’offres algérien a été lancé le 14 février (le résultat sera connu le 17 février) dans un contexte d’interrogation sur les disponibilités en mer Noire, et sur le coût du fret et des assurances », ajoute-t-il. Alors que la mer Noire a été qualifiée de « zone à haut risque » le 15 février par le London Marine Insurance Market, les importateurs de céréales pourraient se reporter vers des origines américaines et européennes.

  3. L’Italie se reporte vers la France pour le blé dur

    Marc Zribi souligne, en blé dur, une forte progression des exportations vers l’Union européenne (+40 000 tonnes sur un mois, à 940 000 tonnes), « principalement à destination de l’Italie qui trouve plus difficilement le blé dur canadien qu’elle trouve habituellement pour s’approvisionner ».

    Les prévisions d’exportations vers les pays tiers ont, quant à elles, été revues en baisse de 35 000 tonnes d’un mois sur l’autre.

  4. Les exportations de maïs en hausse sur un an

    Enfin, les exportations de maïs grain ont été révisées à la baisse sur un mois par FranceAgriMer : –60 000 tonnes vers l’Union européenne (pour un total de 4,83 millions de tonnes) et –50 000 tonnes vers les pays tiers (à 530 000 tonnes).

    Elles restent toutefois « à un niveau de progression importante comparativement aux campagnes de 2020-2021 et de 2019-2020 », relève Marc Zribi.