Depuis la reprise économique post-covid, l’appétit des pays tiers, et notamment des pays asiatiques, pour les grumes de chênesconcurrence fortement les scieries françaises. Celles-ci peinent à s’approvisionner et sont parfois contraintes de réduire leur activité, expliquait le cabinet du ministre de l’Agriculture lors d’un brief off le 18 février 2022. Pour enrayer la crise, l’ensemble des acteurs de la filière a signé le 17 février 2022 un accord contenant deux volets.

Développer le label UE et la contractualisation

À court terme, la filière s’est engagée à développer le « label UE », déjà mis en place dans la totalité des forêts publiques (qui représentent 50 % du total des forêts). L’enjeu est donc du côté des 50 % restants, à savoir les propriétaires privés. Ce label garantit que la transformation des grumes est réalisée sur le territoire européen.

 

Une partie de l’enveloppe consacrée à la filière bois dans le plan de relance servira à valoriser ces pratiques, en conditionnant l’accès aux aides à l’utilisation du label.

 

À moyen terme, les acteurs se sont également engagés à développer la contractualisation entre les propriétaires de forêts et les scieries, afin de sécuriser l’approvisionnement de ces dernières et de consolider la filière tricolore.