Une étude financée par FranceAgriMer et Interfel, rendue public le 22 février 2022, dresse un état des lieux quantitatif du marché des produits porteurs d’allégations sur les pesticides et les résidus, avec les mentions de type « cultivés sans pesticides », « sans traitement à la récolte », « zéro résidu de pesticides », « sans pesticides de synthèse »,…

Deux types d’allégations autour des phytos

Il en ressort qu’il existe plusieurs démarches portées par la production et la distribution. Actuellement, il existe en effet existe deux grands types d’allégations autour des produits phytopharmaceutiques :

  • Les allégations autour du « Cultivé Sans… » (sans pesticides/sans pesticides de synthèse dès la floraison/sans insecticides du champ à l’assiette…) ou « sans traitement après récolte » ;
  • Les allégations autour du « Sans résidu de pesticides » ou « Zéro résidu de pesticides » ;

 

Les volumes certifiés sont en fort développement, plus de 250 000 tonnes oné été récolteés en 2019, « avec une croissance à deux chiffres mais ils restent très faibles vis-à-vis de la production française et de l’offre globale de fruits et légumes frais », explique l’étude.

Offre portée par les tomates

L’offre est portée essentiellement par les tomates « malgré une stratégie d’élargissement de la gamme sur d’autres espèces », comme les carottes et les oignons.

 

Et selon les auteurs, il existe « des freins communs aux démarches porteuses d’allégations sur les résidus de pesticides importants à lever par les acteurs des filières.

 

Les produits sont très largement écoulés en grande distribution, il existe peu d’autres circuits de distribution (libre-service de gros et primeurs spécialisés).

 

Du côté des consommateurs, il s’agit essentiellement des familles avec jeunes enfants, la jeune génération, les cinquantenaires et les CSP +, attentifs aux questions de santé et d’environnement.

 

L’étude observe une sensibilité certaine à la notion de produits « Sans ». Le consentement à payer plus cher pour des produits sans résidus de pesticides ou cultivés sans pesticides est compris entre 0,10 € et 0,30 €/kg, ce qui les rapproche des produits bio. Les consommateurs déclarent aussi à l’avenir faire plus attention à ces notions et attendent plus de produits avec allégations.