Le jeudi 13 janvier 2022, l’article de la proposition de loi visant à interdire le glyphosate, déposé par la France insoumise à l’Assemblée nationale, a été rejeté par 43 voix contre et 17 pour. Ce sujet a déjà été débattu maintes fois ces trois dernières années au Parlement : proposition de loi en 2018 d’Olivier Falorni ; amendements dans le cadre de l’examen du projet de loi Egalim en 2018 ; proposition de loi de Bénédicte Taurine examinée en 2019.

 

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« Mesure de santé publique » pour La France insoumise

« Les progrès de l’agronomie ne condamnent pas à un statu quo mortifère, a lancé Loïc Prud’homme (La France Insoumise — Gironde), le rapporteur de la commission des affaires économiques. Nous proposons d’édicter cette mesure de santé publique par la loi et dans les meilleurs délais car désormais il n’est plus temps de discuter de manière stérile. »

 

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« L’article unique du texte affirme un principe, poursuit-il. Il exclut la vente et l’usage du glyphosate sur le territoire national ainsi que l’y autorise le droit européen. Pour autant, il habilite le pouvoir réglementaire à prendre les dispositions transitoires utiles à sa bonne application. »

 

En revanche, là où le député Loïc Prud’homme estime que « la consommation de glyphosate ne faiblit pas en France », Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, répond qu’en 2020 la hausse, ininterrompue depuis 10 ans, des ventes de glyphosate, a été stoppée.

 

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Diminution des quantités

« Et grâce à la révision de ces autorisations de mise sur le marché, la diminution des quantités de glyphosate utilisées devrait atteindre 50 %, a complété le ministre. Un peu plus d’un tiers des exploitations se passent d’ores et déjà du glyphosate et un autre tiers a commencé à réduire son emploi. »

 

« Les transitions ne sont possibles que si on ne laisse personne sans solution, sinon quelles seraient les conséquences ? Eh bien tout simplement détruire notre souveraineté alimentaire tout en important des produits qui dégradent l’environnement et qui ne respectent pas nos propres règles de production, parmi les plus exigeantes au monde. Est-ce que c’est cela que nous voulons ? À l’évidence non ! », a souligné Julien Denormandie.