La moisson du maïs grain a bien progressé dans la semaine du 20 au 26 septembre, de 26 à 51 %, indique le rapport Céré'Obs, publié le 30 septembre 2022 par FranceAgriMer. À la même date l'an passé, seules 2% des parcelles étaient récoltées.

La moisson 2022 du maïs a ainsi une avance de 28 jours comparé à la dernière campagne, et de 18 jours par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

"Les pluies attendues cette semaine sur l'ensemble du territoire devraient ralentir les chantiers de récolte", a indiqué l'AGPM le 26 septembre.

Broyage des résidus

"Comme chaque année, la gestion des cannes de maïs (voire des collets) va constituer une mesure de prophylaxie indispensable pour, d’une part, détruire les larves de foreurs (et leurs refuges), et d’autre part, faciliter la dégradation des cannes (supports de conservation des fusarioses)", rappelle Arvalis.

Réalisé tôt après la récolte, le broyage détruit directement des larves, et en expose d'autres au froid hivernal, aux prédateurs et aux parasites. "Cela concerne 50 à 70 % des larves de pyrales, et jusqu’’à plus de 80 % pour les sésamies, ajoute Arvalis.

Le broyage sous bec est quant à lui nécessaire, mais pas suffisant, car les larves de pyrales passent très bien les hivers froids à l’état de diapause dans les bas de tiges ou les collets de maïs, qui constituent des isolants thermiques assez efficaces. Néanmoins, les larves de sésamies ne supportent pas en général les températures négatives, ce qui peut entraîner leur mortalité dans les cannes en cas de gels prolongés en hiver.