Pour le blé dur, « les temps de chute de Hagberg sont souvent élevés, le taux de grains germés, mouchetés, fusariés est très faible, les protéines sont satisfaisantes à bonne et la vitrosité est majoritairement bonne », a résumé Adeline Strieff, d’Arvalis, à l’occasion de la conférence de presse FranceAgriMer du 14 septembre 2022.

Ces résultats de qualité, définitifs, ont été obtenus par l’analyse de 149 échantillons collectés dans 89 sites d’organismes stockeurs, représentatifs du bassin de production de la céréale.

Hétérogénéité des poids spécifiques 

La teneur en protéines moyenne est de 14 %, avec des valeurs plus élevées sur les bassins de production du Centre et de l’Ouest Océan. Elle est supérieure à 14 % pour 61 % des échantillons, ce qui est tout de même plus faible que la moyenne sur cinq ans (76 %).

Le poids spécifique, de 78,2 kg/hl en moyenne, présente une certaine hétérogénéité selon les régions, entre des phénomènes de températures élevées au moment du remplissage et des orages locaux : « On est plutôt bon en moyenne », précise néanmoins Chatou Laouan Brem Boundi, de FranceAgriMer. En effet, 94 % des blés durs présentent un poids spécifique supérieur à 76 kg/hl et 58 % sont au-dessus de 78 kg/hl.

Un très faible taux de grains germés, mouchetés

La teneur en eau est exceptionnellement basse cette année, puisque tous les échantillons sont inférieurs à 12,5 % (11,7 % en moyenne). « Ceci garantit une bonne conservation des grains pour la suite de la campagne », indique Adeline Strieff. Le temps de chute de Hagberg est très bon en général grâce au climat au moment de la récolte (supérieur à 250 secondes pour 74 % des blés) mais quelques faiblesses sont observées dans le Centre du fait des orages estivaux.

Le taux de grains germés, mouchetés, fusariés (GMF) est très faible, de 0,7 % en moyenne, avec 98 % des échantillons sous les 2 %. La vitrosité moyenne est de 85 %, avec près de trois quarts des blés qui dépassent les 80 %. « Les orages ont pu localement dégrader ce critère dans certaines régions, mais on est très majoritairement sur des bonnes valeurs », confirme Adeline Strieff.