La saison des pêches touche à sa fin et se révèle plutôt positive sur les critères liés à la commercialisation. La production est supérieure de 9 % à la moyenne des cinq dernières années, malgré un effet de la canicule sur la réduction des calibres dans certaines régions.

La demande des consommateurs a été soutenue. Les fruits sont arrivés de façon assez précoce sur les étals. Les prix ont été supérieurs à la moyenne, surtout en début de saison. Bref, la pêche a la pêche. 

Une production forte

Agreste, le service de la statistique du ministère de l'Agriculture, a compilé les enquêtes régionales menées par les opérateurs de terrain au niveau départemental. Les principales régions productrices de pêche sont le Roussillon et le Gard (54 % de la production nationale en 2021), Paca (29 %) et la vallée du Rhône (11 %).

La production est supérieure de 9 % à la moyenne des cinq dernières années alors que les surfaces, avec 10 900 hectares de vergers, sont en retrait de 6 % sur la même période.

L'année dernière avait été une particulièrement néfaste à la production de pêche à cause d'épisodes de gel, ce qui explique le rebond de 31 % de la production par rapport à 2021, en particulier dans la vallée du Rhône. Au premier septembre, la production annuelle est estimée à 215 000 tonnes.

Des fruits assez précoces

Toutefois, les calibres ont été affectés cette année par les épisodes successifs de canicule en août. Mais les vergers ont donné des fruits assez tôt cette année. Par exemple, pas loin de 23 000 tonnes ont été proposées la semaine du 20 juin 2022 alors que seulement 15 000 tonnes avaient été disponibles à la même période un an auparavant. Cette précocité sur les étals s'est traduite par une campagne de commercialisation satisfaisante. 

D'autant plus que les Espagnols, principaux producteurs européens de pêches, ont été touchés par le gel. Selon les données du Medfel, le salon européen des fruits et légumes, l'Espagne afficherait en 2022 un retrait de plus de 40 % par rapport à la production moyenne de 2016 à 2020.

Une forte demande des consommateurs 

Le déficit de pêches plates espagnoles a conduit les consommateurs à se reporter vers les pêches françaises en août. Toutefois, on a enregistré une baisse de l'offre à la fin de juillet alors que la concurrence des abricots se tarissait et que la chaleur poussait à la consommation.

Résultat, les prix à la vente ont été soutenus. Ils seraient supérieurs de 5 % à ceux de 2021 et de 32 % par rapport à la moyenne de 2017 à 2021.

Des cours soutenus

Les prix à la production se sont approchés des cours de l'année dernière, marquée par une pénurie de l'offre à cause du gel. Ils sont donc largement supérieurs à la moyenne quinquennale.