Dans une note de conjoncture diffusée le 15 janvier 2021, Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, indique qu’en novembre 2020 « l’excédent commercial agroalimentaire atteint 936 millions d’euros ».

 

En glissement annuel, il enregistre une « augmentation de 170 millions d’euros ». Agreste explique cette évolution par une diminution de 119 millions d’euros des importations (–3 % en valeurs) et par une hausse de 51 millions d’euros des exportations (+1 % en valeur).

Augmentation de 9 % des exportations vers les pays tiers

Dans le détail, l’excédent commercial de la France avec les pays tiers s’établit à un milliard d’euros, soit une progression de 220 millions d’euros entre novembre 2019 et novembre 2020.

 

Il est « porté par la croissance des exportations(+210 millions d’euros sur un an, soit

+9 %) », précise l’Agreste. La progression des exportations « ne concerne pratiquement que les produits transformés (+205 millions) à travers l’augmentation des ventes de vins et spiritueux principalement ». Concernant les produits transformés, les importations baissent dans le même temps de 39 millions d’euros.

 

Du côté des échanges de produits bruts avec les pays tiers, les exportations progressent de 1 % en glissement annuel (+5 millions d’euros). Une hausse « plus que contrebalancée par l’augmentation des importations (+30 millions, soit +5 % sur un an) en lien avec celle des achats de soja principalement ».

Forte baisse des exportations vers les pays l’Union européenne

Avec les pays de l’Union européenne (UE) , le solde des échanges est, quant à lui, déficitaire de 91 millions d’euros. Il a baissé de 49 millions d’euros en un an.

 

Cette forte régression est principalement imputable à la baisse des exportations, elles ont reculé de 160 millions d’euros en glissement annuel.

 

Cette baisse « concerne pour près de 60 % les produits transformés et touche quasi tous les produits mais plus particulièrement les viandes et les produits à base de viande », détaille Agreste.

 

Pour les produis bruts, le recul des exportations concerna aussi « la quasi-totalité des produits et notamment les fruits et légumes (fruits à coque, pomme de terre), les céréales (orge) et les animaux vivants ».

 

De leur côté, les importations en provenance des pays de l’UE diminuent de 110 millions, soit un recul de 4 % en valeurs, les achats de viande et produits à base de viande sont particulièrement concernés.