Les enseignes Auchan, Carrefour, Casino, E. Leclerc, le groupement Les Mousquetaires, Lidl, Métro, Système U ont signé, le 18 novembre 2020 au ministère de l’Agriculture, un « manifeste pour une mobilisation des acteurs français pour lutter contre la déforestation importée liée au soja ». Principal élément du manifeste, une définition. Est caractérisé de « responsable », le soja cultivé sur des terres déforestées ou converties avant le 1er janvier 2020. Pour Fabien Girard, directeur d’Earthworm Foundation France, une association qui a travaillé à cet accord, il faut unifier la demande pour simplifier le travail de la filière et être plus audible. A ses yeux, la multiplication de cahiers des charges avec des clauses divergentes est contre-productive.

 

Chacune des marques va mettre en place son propre plan d’action pour son approvisionnement direct ou indirect en soja. Mais Fabien Girard précise que certains outils peuvent être mutualisés.

Accompagner la filière

Le marché du soja repose sur six grands acteurs : les fameux ABCD : Archers-Daniel-Midland (ADM), Bunge, Cargill, et Louis Dreyfus Company (LDC). Ils représentent 66 % du soja brésilien. « En remontant la filière, on arrive à remonter les coopératives qui vendent le soja des agriculteurs sud-américains. » Earthworm entend accompagner les acteurs de la filière du soja en travaillant sur les chaînes d’approvisionnement.

 

Selon la fondation Earthworm, la déforestation au Brésil a augmenté de 9,5 % entre août 2019 et juillet 2020.