Dans un communiqué du 21 octobre 2020, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation indique que le virus Tomato leaf curl New Delhi virus (ToLCNDV), présent dans certains pays européens (Espagne, Italie, Portugal, Grèce…), venait d’être détecté pour la première fois en France.

 

Le ministère indique que ce virus est connu en Europe « pour les dommages qu’il peut causer aux cultures de courgettes, de concombres et de melons ». En Inde, il est extrêmement virulent sur les cultures de tomates », ajoute le communiqué.

Les symptômes foliaires donnent l’alerte

La contamination a été repérée sur des parcelles de courgette, en Occitanie et dans la Région Paca, « dans des établissements de production et de revente de semences, sur des parcelles non destinées à la production de semences commerciales, et chez des agriculteurs ».

 

Le ministère explique que ce sont des symptômes foliaires qui ont conduit les services régionaux chargés de la protection des végétaux du ministère de l’Agriculture à effectuer des prélèvements, « pour confirmer officiellement la présence de l’organisme nuisible ». Ce virus étant un « organisme de quarantaine » il fait l’objet d’une « lutte obligatoire au titre de la réglementation européenne relative à la santé des végétaux ».

 

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Destruction des plants contaminés

Dans les zones où le virus a été détecté, le ministère de l’Agriculture précise que « des mesures conservatoires ont été mises en œuvre afin d’empêcher toute dissémination du virus par les outils de taille ou par l’intermédiaire de son insecte vecteur, l’aleurode Bemisia tabaci, une petite mouche blanche ». Les plants vont être détruits « selon un protocole sécurisé » et « sous contrôle des services de l’État dans les parcelles contaminées ».

 

Pour le ministère de l’Agriculture, l’éradication de ce virus est l’objectif à atteindre. Afin de déterminer l’origine de la contamination, une enquête est actuellement menée. De plus, « une surveillance renforcée sera mise en œuvre pour la prochaine campagne culturale afin de confirmer l’éradication du virus sur notre territoire », souligne le communiqué. Le ministère précise que ce virus « ne présente aucun risque pour la santé humaine ».