L’indice des prix des huiles végétales a augmenté de 6,6 points (+ 7,6 %) en juillet par rapport à juin, atteignant son niveau le plus élevé depuis cinq mois. Les cours de l’huile de palme progressent car les opérateurs attendent un ralentissement de la production dans les principaux pays producteurs. Ceux de l’huile de soja bénéficient du « resserrement » de l’offre au Brésil. Les cours de « l’huile de colza se sont maintenus grâce à une nouvelle demande émanant des secteurs de l’agrogazole et de l’alimentation dans l’Union européenne », détaille la FAO.

L’Asie à la recherche de poudre de lait entier

En juillet, le secteur laitier a également vu ses prix progresser. L’indice s’affiche 3,5 points (+ 3,5 %) au-dessus de son niveau de juin et 0,7 point (+ 0,7 %) au-dessus de celui de juillet 2019. Tous les produits intégrés au calcul ont augmenté. « Les cours du lait en poudre, en particulier du lait entier en poudre, ont progressé sous l’effet de la forte demande à l’importation des acheteurs asiatiques, dans un contexte où le volume réel des disponibilités à l’exportation en Océanie pour […] 2020-2021 était source de préoccupations. […] Les cours beurre et du fromage ont continué de croître. »

 

L’indice FAO des prix du sucre est également en hausse. Il s’affiche à 76,0 points en juillet 2020, soit près de 1,0 point (+ 1,4 %) de plus qu’en juin 2020 et 3,4 points de plus (+ 4,3 %) de plus qu’en juillet 2019. « La hausse des prix de l’énergie et le recul attendu de la production de sucre imputable à une grave sécheresse en Thaïlande, deuxième exportateur mondial de ce produit, ont soutenu les prix en juillet, estime la FAO. Toutefois, le broyage de grandes quantités de canne à sucre au Brésil, où les fabricants ont privilégié la production de sucre à celle d’éthanol, a limité la hausse globale des prix. »

L’offre de viandes supérieure à la demande

À l’inverse, l’indice de prix des viandes recule : de 1,7 point (- 1,8 %) par rapport à juin et de 9,4 points (- 9,2 %) par rapport à juillet 2019. « Les cours de la viande de porc et de bovins ont chuté […] car la demande mondiale à l’importation est demeurée inférieure aux disponibilités […]. Après cinq mois consécutifs de baisse, [ceux] de la viande de volaille se sont redressés, [du fait de] la diminution de la production au Brésil […]. Les prix de la viande d’ovins […] n’ont progressé que légèrement en juillet car la demande a été plus faible que prévue. »

(1) L’indice FAO des prix des produits alimentaires suit les cours internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés.