36 q/ha

C’est le rendement moyen observé pour le colza en France en 2022.

« Le colza se distingue cette année par de très bons rendements, des surfaces en progression et une teneur en huile élevée, indiquent dans un communiqué commun FranceAgriMer, Terres Inovia et Arvalis le 10 août 2022. Côté qualité, la récolte 2022 permettra de répondre aux besoins des utilisateurs sur les différents segments de marché. »

 

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Une production en nette hausse pour le colza…

Sur une large partie de l’Hexagone, les rendements moyens du colza sont « bons à très bons », à près de 36 q/ha, avec des records localement. Les instituts estiment la production 2022 de colza à 4,3 millions de tonnes (Mt), pour une surface de 1,2 million d’hectares. Le taux d’huile moyen de la récolte 2022 devrait s’établir autour de 44,5 %, au-dessus de la moyenne quinquennale (43,2 %).

 

Les conditions ont été plutôt favorables au colza cette campagne. « La faible pluviométrie a toutefois engendré des stress hydriques, notamment dans le Sud-Ouest et en Poitou-Charentes, nuance le communiqué. Les épisodes caniculaires sont régulièrement à l’origine de faibles poids de mille grains et de taux d’humidité particulièrement bas, souvent inférieurs à 5 ou 6 %. »

 

… mais en baisse pour les protéagineux

La récolte des protéagineux est, quant à elle, plus hétérogène. Les instituts estiment la production nationale (hors pois issus de mélanges avec des céréales) en repli comparé à la précédente campagne, à 430 000 tonnes, pour une surface de 145 000 ha.

 

« La faible pluviométrie de l‘année et les épisodes de chaleur lors de la floraison ont pénalisé les pois et féveroles de printemps dont les rendements sont décevants (moins de 20 q/ha en moyenne en Poitou-Charentes et Bourgogne, autour de 27 q/ha dans les Hauts-de-France) », indiquent les trois organismes.

 

Selon eux, les variétés d’hiver, davantage présentes dans l’Est et le Bassin parisien, ont échappé partiellement au stress hydrique. « Si leur rendement est faible en terres superficielles (28 q/ha en moyenne), il dépasse 40 q/ha en terres profondes », ajoutent-ils.

 

La qualité globale des pois d’hiver est correcte et leur teneur en protéines, comme celle des pois de printemps, devrait se situer entre 22 et 23 %, dans la moyenne décennale, estiment-ils.