Ces dégradations, commises dans les communes de Pouillé et Nalliers, au sud-est de la Roche-sur-Yon, ont été revendiquées par un groupe baptisé « Rivières en colère », dans un texte relayé par les écologistes des « Soulèvements de la terre ».

 

 

Une revendication par voie de presse

« Nous avons découvert cette revendication mercredi par voie de presse, a précisé à l’AFP le parquet de La Roche-sur-Yon. On ignore pour l’instant ce que regroupe cette organisation. » À ce stade, « l’enquête de gendarmerie cherche à identifier les responsables », indique également le parquet.

 

« Les méga-bassines sont le pansement d’une agriculture industrielle en bout de course, a écrit le groupe “Rivières en colère” dans son communiqué. Une industrie qui, à la place de nous nourrir, tue les poissons et les abeilles et rend malade ceux qui la consomment. Il faut changer de modèle. »

 

« Face à ce constat, nous ne pouvions rester sans rien faire, ajoutent-ils, accompagnant leur texte d’une photo des dégradations, prise de nuit. Alors, comme chacun le peut, la nuit du 8 au 9 août, Nous avons enfilé des gants et masqué nos visages, nous avons pris des pinces et des couteaux, et nous avons enlevé la bâche qui recouvrait deux méga-bassines. »

 

« Ça correspond bien aux photos qu’on a, mais nous, de jour », a expliqué à l’AFP Arnaud Charpentier, le président du syndicat mixte Vendée-Sèvres-Autizes (SMVSA), qui est la collectivité propriétaire des installations. Arnaud Charpentier a indiqué que le SMVSA avait déposé plainte mercredi, insistant par ailleurs sur le fait qu’« à l’instant T, il n’y a pas de perte d’eau » dans les cuves.

 

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