La campagne de commercialisation de l’abricot se termine avec des ventes fluides en juillet, la météo chaude étant assez favorable à sa consommation. Cette même météo permet aussi à la production française, en particulier pour les variétés de fin de campagne comme le bergeron, d’afficher des taux de sucre élevés.

 

La mise en place de l’abricot dans les rayons des grandes surfaces a été précoce cette année (mi-mai), avec des volumes plus élevés que les années précédentes et des calibres moyens. Le marché à l’export se porte bien également parce que l’Espagne, principal exportateur européen, a vu sa production très affectée par le gel printanier (- 37 % en volume).

 

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Regain de la production

 

Contrairement à l’an passé, la France, elle, a bien géré le gel. Au 1er août 2022, la production d’abricots atteindrait 128,4 milliers de tonnes, soit plus du double (+116 %) de celle de l’an dernier, selon les estimations régionales compilées par Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture. Malgré une diminution des surfaces de 7 % depuis cinq ans, la production de 2022 dépasserait de 16 % la moyenne quinquennale, affectée par deux années (2020 et 2021) très médiocre de ce point de vue.

 

En Rhône-Alpes, principale région de production, la sécheresse et les fortes chaleurs réduisent le calibre des fruits, avec des rendements moins élevés qu’envisagés initialement. En Occitanie, le Gard réalise son bon potentiel de production cette année mais le Roussillon a été pénalisé par les pluies abondantes au moment de la floraison. En Paca, la poursuite de la canicule en juillet amoindrit le calibre des fruits.

 

Du fait de cette offre abondante, les prix sont inférieurs à ceux de l’année dernière (-14 %) mais ils sont supérieurs de 16 % à la moyenne des cinq dernières années.

La France pèse 11 % de la production européenne

 

En Europe, les prévisions européennes (Medfel) s’orientent vers une production de 560 millions de tonnes, c’est-à-dire en hausse de 31 % par rapport à l’année dernière mais sans atteindre le niveau moyen de 2016-2020 (- 8 %). L’Italie (+40 %) et la Grèce (+17 %) s’en sortent bien mieux que l’Espagne (-37 %) affectée par le gel en 2022. La France représenterait 11 % des volumes produits en Europe.