Des conditions plus sèches que les normales sont attendues de juillet à septembre 2022, alerte le Centre commun de recherche de la Commission européenne dans son rapport « La sécheresse en Europe — juillet 2022 », publié le 18 juillet 2022.

 

La France, l’Allemagne, la Suisse, le nord du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie et de la Roumanie, l’Autriche, la République Tchèque, la Slovaquie, le sud de la Pologne et la majeure partie de l’Irlande et du Royaume-Uni sont concernés, détaille le centre de recherche.

Déjà près de la moitié du territoire « à risque »

« Une partie inquiétante du territoire [de l’Union européenne] est actuellement exposée à des niveaux de sécheresse d’avertissement (46 %) et d’alerte (11 %), associés à un déficit d’humidité du sol », indique la Commission.

 

Les stress hydrique et thermique impactent les rendements de cultures. « La France, la Roumanie, l’Espagne, le Portugal et l’Italie devront probablement [y] faire face », poursuit-elle. L’Allemagne, la Pologne, la Hongrie, la Slovénie et la Croatie sont, dans une moindre mesure, également concernées.

 

L’état de « sécheresse intense » a été déclaré dans cinq régions italiennes et l’insuffisante disponibilité de l’eau a entraîné des restrictions d’utilisation multiples dans les municipalités, comme en France.

75 départements français soumis à des restrictions

Ainsi, au 19 juillet 2022, le ministère de la Transition écologique recense, sur la plateforme Propluvia, 75 départements concernés par au moins une restriction de prélèvement d’eau (1).

 

 

Des interdictions totales de prélèvement à des fins agricoles (en situation de crise) sont en cours dans l’Eure-et-Loir, le Loiret, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, la Vendée, la Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vienne, l’Indre, l’Indre-et-Loire, la Charente, la Dordogne, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Cantal, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes.

(1) Alerte : réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50 % (ou interdiction jusqu’à 3 jours par semaine). – Alerte renforcée : réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 % (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine). – Crise : arrêt des prélèvements non prioritaires, y compris des prélèvements à des fins agricoles.