Production en baisse

Plus globalement, les surfaces de céréales à paille accuseraient un repli de 230 000 hectares par rapport à la campagne précédente. Et la récolte atteindrait 48,3 millions de tonnes, soit 3,4 millions de tonnes de moins sur un an. Les rendements accuseraient aussi une baisse. « Ces cultures ont souffert du déficit pluviométrique, de la chaleur et, par endroits, des dégâts occasionnés par les orages », précise Agreste.

 

Agreste estime la production de blé tendre à 32,9 millions de tonnes, soit 7,2 % de moins que l’an dernier et 5,9 % de moins que la moyenne de 2017 à 2021. Aucune région n’échappe à ce repli, à l’exception du Nord-Pas-de-Calais et de l’Alsace. « Dans le Centre, première région productrice, la récolte diminuerait de 12,0 % sur un an et de 8,4 % par rapport à la moyenne quinquennale », ajoute Agreste.

Net recul pour le blé dur

« La production de blé dur de 2022, estimée à 1,3 million de tonnes, pourrait être la plus faible récolte enregistrée depuis 2003 », explique Agreste. Elle chuterait de 16,6 % par rapport à la récolte de 2021 et de 21,4 % par rapport à sa moyenne quinquennale.

 

Le rendement moyen est estimé à 51,3 q/ha et reculerait de 2,5 q/ha en glissement annuel. « En Paca, région traditionnelle de production, il diminuerait de 10,1 q/ha sur un an, entraînant une forte baisse de la production (–20,7 %) », estime le ministère.

 

Dans les principales régions productrices, « la baisse des rendements s’accompagne d’un net recul des surfaces sur un an ». La région des Pays de la Loire fait exception avec des surfaces stables et un rendement qui progresserait de 3,4 q/ha sur un an.

Le rendement de l’orge tire la récolte vers le bas

La production d’orges atteindrait 11,2 millions de tonnes (–2,4 % sur un an et –5,0 % sur 5 ans), « malgré une hausse des surfaces » et « la légère hausse de la production d’orge d’hiver (+0,2 %) ».

 

Le rendement de l’orge de printemps est attendu à 52,5 q/ha, contre 61,0 q/ha en 2021. Cela entraînerait une chute de la récolte à 2,9 millions de tonnes (–9,2 % sur un an). « Affectés par la sécheresse et les épisodes orageux de mai et juin, les rendements seraient notamment en baisse en Champagne-Ardenne (–11,4 q/ha), Région Centre (–5,9 q/ha) et Lorraine (–5,8 q/ha) », détaille Agreste.

 

Concernant la production d’orges d’hiver, la hausse des surfaces (+7,2 %) compenserait la baisse du rendement (–6,5 %).