« L’orge fourragère suivant le marché du blé, la prime sur le dégagement récolte est très faible », explique Nathan Cordier, analyste chez Agritel. Elle vaut actuellement une quarantaine d’euros de moins que le blé meunier, à 315 €/t sur juillet août en Rendu Rouen.

Récolte en cours

« À mesure que les travaux progressent vers le nord du pays, les perspectives s’améliorent et laissent présager une récolte qui ne devrait finalement pas être si catastrophique », ajoute Clément Gautier, chez Horizon Soft Commodities.

 

« Au vu des mauvais échos qu’on a pu avoir sur le sud de la Loire, la barre des 8 millions de tonnes sera sans doute difficilement atteignable pour la production d’orge d’hiver en France », estime toutefois Agritel.

Demande absente

Par ailleurs, la demande chinoise est pour l’instant absente. Elle se concentre sur du maïs et du sorgho, notamment australien, plutôt bon marché par rapport à l’orge française. « Pourtant, il s’agit d’un de nos gros clients sur les pays tiers, ajoute Nathan Cordier. Et habituellement, 70 à 90 % de nos débouchés vont vers cette destination. »

 

Mais l’absence de l’Ukraine ouvre de nouveaux débouchés. Ainsi, fait inhabituel, l’Iran est revenu aux achats. « S’il y a un courant de demandes, cela ne permet pas de compenser le manque chinois. Et actuellement, le programme de chargement n’est pas du tout à la hauteur de ce que le marché espérait », insiste Clément Gautier.

 

« Habituellement, il y a une très grosse période de dégagement en juillet août en France, complète Agritel. Les trois dernières campagnes, il y a ainsi eu entre 800 000 et 1,1 million de tonnes d’export sur juillet août, soit environ un tiers de nos besoins à l’export pays tiers. »