, les approvisionnements en carottes primeurs, de mai à juillet 2016, étaient en dessous de ceux de la campagne de 2015-2016. Pourquoi ? À cause des conditions climatiques défavorables du printemps. Cette contraction de l’offre n’a cependant pas soutenu les prix, la demande ayant elle aussi reculé.

 

 

La baisse s’est amplifiée ensuite, malgré un recul des disponibilités en carotte de conservation. A contrario, les conditions météorologiques se sont améliorées en octobre 2016, à la faveur de la consommation du légume. Ainsi la carotte voit ses cours se raffermir timidement en novembre, puis plus énergiquement tout au cours de l’hiver, jusqu’en février 2017. Néanmoins, les prix sont restés en dessous de ceux de la campagne précédente, sauf en décembre. En mars, fin de campagne, les tarifs accusent une chute de 15 % par rapport à 2016.

Surfaces stables

Par rapport à la précédente campagne, les surfaces implantées en 2016-2017 seraient stables, à 8 200 ha. En revanche, la production perdrait 5 %, affichant 327 000 tonnes. Les arrachages se replient par rapport à la campagne 2015-2016, notamment en novembre et décembre. Mais un léger rattrapage a débuté en janvier dernier, et devrait perdurer jusqu’à fin avril. Il ne suffira toutefois pas à combler le déficit de récolte important enregistré à l’automne 2016.

 

« En cumul, de mai 2016 à février 2017, les importations de carottes ont crû de 10 % et les exportations ont diminué de 7 %, en dépit d’un courant d’exportations dynamique en octobre et en novembre », précise le ministère de l’Agriculture.