L’indice des prix des produits alimentaires de la FAO a nettement augmenté en janvier, poussé par le sucre et les céréales, malgré l’approvisionnement régulier des marchés mondiaux. C’est ce qu’annonce l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) le 2 février 2017. Cet indice affiche une moyenne de 173,8 %, son plus haut niveau en près de deux ans. Il bondit de 2,1 % par rapport à décembre.

 

En l’espace d’un mois, les céréales progressent 3,4 %, entraînant une hausse de la valeur du blé, du maïs et du riz. « Les marchés du blé ont dû faire face à des conditions climatiques défavorables qui ont nui aux cultures saisonnières et ont contribué à la réduction des plantations aux États-Unis, tandis que la hausse des prix du maïs a principalement reflété une forte demande et des perspectives de récoltes incertaines en Amérique du Sud », précise la FAO.

 

Pour les produits laitiers, l’indice de la FAO est le même qu’en décembre, contrastant avec la hausse de 50 % enregistrée entre mai et décembre 2016. Même tendance pour la viande. Si les cotations du bœuf progressent, en conséquence de la reconstitution de troupeaux en Australie, celles des ovins et des autres viandes se replient.

Stocks records en céréales

Selon le dernier Bulletin sur l’offre et la demande de céréales de la FAO, les stocks céréaliers pourraient atteindre un niveau record d’ici à la fin de l’année. « Les derniers chiffres publiés prévoient que les stocks mondiaux de céréales atteignent 861 millions de tonnes, soit une hausse de 1,5 % par rapport aux prévisions de décembre et de 3 % par rapport à la saison précédente, indique la FAO. Les stocks mondiaux de blé devraient vraisemblablement atteindre un nouveau record avec 245 millions de tonnes, soulignant une hausse annuelle de 8,3 %. »

 

La production mondiale de céréales en 2016 affiche 2 592 millions de tonnes, principalement en raison de récoltes de blé abondantes en Australie et en Russie. « La faiblesse des prix – qui ont rarement atteint un niveau aussi bas dans toute l’histoire américaine – a incité les agriculteurs nord-américains à réduire la superficie des cultures de blé, tandis que la tendance inverse a été signalée en Russie », constate la FAO.