Générations futures est très critique envers le gouvernement français concernant le nouvel arrêté sur les phytos en cours de rédaction. L’organisation environnementale estime dans un communiqué paru le 4 novembre 2016 que le gouvernement « cède aux pressions de la FNSEA et refuse de garantir un haut niveau de protection de l’environnement et des populations exposées aux pesticides ».

Une réunion le 9 novembre

« Il reste peut-être une possibilité pour ce gouvernement de se ressaisir, le 9 novembre, lors de la réunion de la Commission des produits phytosanitaires, des matières fertilisantes et des supports de cultures […] et après la consultation publique qui devrait se tenir dans la foulée », déclare François Veillerette, directeur et porte-parole de Générations futures.

 

Face à l’annonce de Manuel Valls de garder l’arrêté de 2006 tel quel, Générations futures répond : « Manuel Valls sait-il qu’entre 2006 et 2016, dix ans se sont écoulés et que de nombreuses données ont changé sur ce dossier des pesticides. » Et de citer l’augmentation de la consommation de produits phyto, celle du nombre de reconnaissances en maladie professionnelle lié à ces produits, la contamination des eaux et de l’environnement toujours plus importante…

ZNT dès les limites de propriétés

Avec d’autres organisations comme France Nature Environnement, Eaux et Rivières de Bretagne, la Fnab, etc., Générations futures demande par exemple, sur la base de la version 11 du projet d’arrêté, que des zones non traitées (ZNT) doivent être mises en place dès les limites de propriété (maison et jardins attenants). « La proposition du ministère de l’Agriculture d’appliquer cette distance de non-traitement uniquement aux limites des bâtiments habités, est totalement incohérente avec le niveau de risque, celui-ci étant plus important à l’extérieur du bâtiment qu’à l’intérieur », estime l’organisation.